Swennen, Walter : La Langue rouge

Couleur, 70’, 2016
Scénario et réalisation : Violaine de Villers
Image : Johan Legraie, Jean-Pierre Fargeas, Violaine de Villers
Son : Cosmas Antoniadis, Matthieu Roche, Benoît Bruwier
Montage : Lou Galopa
Supervision montage : Rudi Maerten
Mixage : Jean-Jacques Quinet
Musique : Graham K. Riach
Infographie et étalonnage : Stéphan Higelin
Productrice : Marie Kervyn
Production : YC ALIGATOR FILM
Coproduction : RTBF (Télévision belge), CBA - Centre de l’Audiovisuel à Bruxelles, avec l’aide du Centre du Cinéma et de l’Audiovisuel de la Fédération Wallonie-Bruxelles de la Région de Bruxelles-Capitale

Il y a des couleurs primaires, du café renversé sur la toile, des livres, un éléphant perdu dans un labyrinthe, du jazz, une cantatrice et Mickey Mouse. Ça se passe à Bruxelles mais aussi à New York... et aussi proche qu’il peut paraître, le peintre belge Walter Swennen reste, tout au long de ce portrait, une énigme. Ses toiles, parmi les plus importantes de la scène belge actuelle, sont à la fois drôles et conceptuelles. Et l’on a beau cherché le sens, les raisons, les bonnes et les mauvaises, on est pris dans les joyeux filets de sa peinture et dans ceux du cinéma malicieux de Violaine de Villers.

Walter Swennen (1946)
Walter Swennen est un artiste-peintre belge qui vit et travaille à Anvers. Graveur de formation, Swennen commence sa carrière artistique par la performance et l’expérimentation poétique. Son travail est imprégné par cette approche de sémioticien et cette pratique picturale de la linguistique procure à son œuvre un caractère unique. Il expose régulièrement en Belgique ainsi qu’à l’étranger. En 2013, le centre d’art contemporain Wiels lui consacre une rétrospective majeure

Violaine de Villers (1947)
Née à Bruxelles, Violaine de Villers suit les cours de Philosophie à l’Université de Louvain, puis interrompt ses études universitaires dans l’effervescence des événements de mai 1968 et enseigne dans les humanités supérieures. Elle reprend quinze ans plus tard des études en politiques économiques et sociales. Depuis 1981, elle écrit et réalise des documentaires à portée politique, et notamment de nombreux films sur l’Afrique, et des films d’art. Et depuis 2001, elle réalise aussi des œuvres radiophoniques. Violaine de Villers filme l’art en train de se faire, elle écoute, regarde et donne à voir les choses, les mondes qui prennent vie. Entre l’œil et la main de l’artiste, sa caméra s’attarde, légère, s’étonne d’abord pour nous étonner et s’enchante ensuite pour nous enchanter.