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Un film de Anne Reijniers, Nizar Saleh, Paul Shemisi & Rob Jacobs (2018, 63′)

Quatre cinéastes, deux Belges et deux Congolais, se pro­posent de faire le por­trait de Kinshasa, une capi­tale où les com­bats pour la libé­ra­tion sont encore bien réels. Comment mettre en lumière les injus­tices sociales et l’héritage du colo­nia­lisme dans cette ville qui entre­tient une rela­tion d’amour/haine avec la camé­ra ? En intro­dui­sant la per­for­mance dans les rues, au plus près des habitants…

Rien n’est pardonné

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Un film de Guillaume Vandenberghe & Vincent Coen (2017, 61′)

Quand le Printemps arabe se mue en Automne isla­miste, Zineb El Rhazoui, mili­tante et jour­na­liste, décide de quit­ter le Maroc. À Paris, Charlie Hebdo devient sa nou­velle famille, jusqu’au 7 jan­vier 2015. Absente des bureaux ce jour-là, elle est depuis la femme la mieux pro­té­gée de France. Très vite, elle prend publi­que­ment posi­tion contre l’islam radi­cal. Mais la nais­sance de sa fille vient modi­fier com­plè­te­ment sa vision de l’avenir. De plus, pour ses oppo­sants, rien n’est pardonné.

Jean-Michel Othoniel, le trésor d’Angoulême

Un film de Gilles Coudert et Damien Faure (2016, 52′)
‘Le Trésor de la cathé­drale d’Angoulême’, com­men­cée en 2008 et ter­mi­né en 2016, est une œuvre monu­men­tale de l’artiste Jean-Michel Othoniel qui met en scène plus de 200 objets et sculp­tures litur­giques datant pour la plu­part du XIXe siècle. Ce pro­jet est une com­mande de la Drac Nouvelle-Aquitaine. Le film de Gilles Coudert et Damien Faure nous fait vivre l’aventure du Trésor à tra­vers la parole de Jean-Michel Othoniel et la ren­contre dans leur ate­lier, des Maîtres d’art qui l’ont éla­bo­ré avec lui. Des déci­sion­naires aux nom­breux arti­sans, tous témoignent du long pro­ces­sus de cette réa­li­sa­tion majeure.

À l’occasion de l’exposition ‘Jean-Michel Othoniel, le Théorème de Narcisse’ au musée du Petit Palais à Paris (22/09/2021 – 02/01/2022).

 

Trains & Tracks II

Dans le cadre d’ Europalia 2021 consa­cré au che­min de fer et de l’exposition ‘Trains & Tracks’ qui a lieu aux Musées royaux des Beaux-Arts (15/10/2021 – 15/02/2022).

Papillon de nuit de Raoul Servais (1997, 8’)
Un conte poé­tique et noc­turne direc­te­ment ins­pi­ré par l’u­ni­vers du peintre Paul Delvaux.

Calatrava, Dieu ne joue pas aux dés de Catherine Adda (2000, 52′)
Sur le plus grand archi­tecte des gares qui a réa­li­sé notam­ment celle de Liège-Guillemins. 

Delvaux, le somnambule de Saint-Idesbald

Un film d’Adrian Maben (1986, 68′)
Au fil des rails de che­min de fer, des petites gares de pro­vince de Belgique, des places et des fau­bourgs rési­den­tiels de Bruxelles, ce film nous pro­mène dans les lieux intimes du peintre belge Paul Delvaux (1897 – 1994). Celui-ci égrène avec sim­pli­ci­té les sou­ve­nirs de ses rêves d’en­fant et de sa vie quo­ti­dienne, qui consti­tuent le décor de ses tableaux oniriques.

Dans le cadre d’ Europalia 2021 consa­cré au che­min de fer et de l’exposition ‘Trains & Tracks’ qui a lieu aux Musées royaux des Beaux-Arts (15/10/2021 – 15/02/2022).

Trains & Tracks

Dans le cadre d’ Europalia 2021 consa­cré au che­min de fer et de l’exposition ‘Trains & Tracks’ qui a lieu aux Musées royaux des Beaux-Arts (15/10/2021 – 15/02/2022).

Manet, Monet, la gare Saint Lazare de Danielle Jaeggi (1998, 26′)

Incarnation de la moder­ni­té, la gare Saint-Lazare dans le quar­tier de l’Europe, à Paris, est, au cours des années 1870, un sujet de choix pour les peintres comme Manet, Monet, Caillebotte… Chacun adopte un regard dif­fé­rent sur ce quar­tier nou­veau, élé­gant et cos­mo­po­lite qui révèle les dif­fé­rentes ten­dances de l’im­pres­sion­nisme. Ce film nous invite, à tra­vers un ensemble de pein­tures du XIXe siècle, à redé­cou­vrir les rues du quar­tier de l’Europe et de la gare Saint-Lazare.

Les Jardins sus­pen­dus de la High Line à New York de Stéphane Carrel (2017, 26′)

La pro­me­nade sur­plom­bant New York sur l’emplacement d’une ancienne voie de che­min de fer.

Goya

Une séance avec deux films sur l’ar­tiste espa­gnol Francisco Goya, après les expo­si­tions du musée des Beaux-arts d’Agen (03/11/2019 – 10/02/2020), du musée du Prado de Madrid (20/11/ 2019 – 16/02/2020), et pen­dant l’exposition de la Fondation Beyeler de Bâle (10/10/2021 – 23/01/2022).

Goya ou la luci­di­té de Jean-Paul Fargier (2001, 26′)

El dos de mayo, 1814, Goya de Carlos Franklin (2017, 26′)
 

Chaïm Soutine

Un film de Valérie Furla (2007, 52′)
Un hom­mage au génie de Soutine à tra­vers sa vie et son œuvre. Ce film est une tra­ver­sée du Montparnasse des années folles, de sa misère, de ses fêtes, de son incroyable cli­mat de créa­tion et de recherche artis­tique. Il nous mène aus­si dans les régions du midi de la France si pri­sées par les peintres de ce début de siècle. Soutine, homme soli­taire et intro­ver­ti, entiè­re­ment dédié à son œuvre côtoie les peintres de l’École de Paris : Modigliani, Chagall, Kikoïne … Puis au som­met de son art, il ren­contre enfin le suc­cès ; si la vie lui est moins dif­fi­cile désor­mais, il reste tou­jours cet homme malade et intran­si­geant qu’il a tou­jours été.
Dans ce film, il s’a­git avant tout de mieux com­prendre l’œuvre et l’âme du peintre Chaïm Soutine en péné­trant la matière pal­pi­tante et sen­suelle de ses pay­sages et de ses por­traits et en les confron­tant à la réa­li­té qu’il a vécue.

À l’occasion de l’exposition « Soutine/De Kooning » au musée de l’Orangerie de Paris (15/09/2021 – 10/01/2022).

Shiro Takatani, entre nature et technologie

Un film de Giulio Boato et Enrico Pitozzi (2018, 52′)

Un mor­ceau de vio­lon­celle exé­cu­té au beau milieu d’un lac plon­gé dans le brouillard, c’est la manière dont le cinéaste Giulio Boato ouvre son film consa­cré au tra­vail de l’artiste japo­nais Shiro Takatani. Une plon­gée sen­so­rielle à la fois visuelle et audi­tive dans un ima­gi­naire volon­tai­re­ment mar­quant à l’i­mage des pro­po­si­tions de l’ar­tiste. Le docu­men­taire fait alter­ner des inter­views de Shiro Takatani et de ses proches (dont le célèbre com­po­si­teur Ryuichi Sakamoto), de com­mis­saires, des ins­tal­la­tions ou des extraits de ses spec­tacles et des plans sur les pay­sages japo­nais. Peu à peu, le film dévoile plus de trois décen­nies de créa­tion autour de la tech­no­lo­gie et de la nature, l’une ne ces­sant jamais d’éclairer l’autre. L’artiste révèle ses influences et ses pen­sées ain­si que les prin­cipes direc­teurs de son tra­vail qui échappent aux cadres impo­sés par l’un ou l’autre des champs artis­tiques qu’ils tra­versent. Il a d’ailleurs créé Dumb Type, dans les années 1980, une com­pa­gnie plu­ri­dis­ci­pli­naire unique qui ras­sem­blait des archi­tectes, des ingé­nieurs du son, des vidéastes, dan­seurs, dan­seuses, musi­ciens et musi­ciennes. À tra­vers ce tra­vail où les fron­tières entre le spec­tacle vivant, l’installation vidéo et les arts gra­phiques s’estompent, nous voya­geons des abysses au cos­mos, dans un uni­vers qui nous échappe mais pro­pose des formes inoubliables.

Still Life. Ron Mueck at work

Un film de Gautier Deblonde (2019, 52′)

Ce film est avant tout un film sur le temps, une immer­sion totale dans l’a­te­lier, le tra­vail et les gestes méti­cu­leux du sculp­teur hyper­réa­liste Ron Mueck. Durant deux ans, Gautier Deblonde a eu carte blanche pour fil­mer l’artiste lors de la réa­li­sa­tion de trois œuvres expo­sées à la Fondation Cartier pour l’art contem­po­rain, en 2013. Pouvoir péné­trer le sanc­tuaire d’un artiste répu­té secret, à l’i­mage de ses sculp­tures silen­cieuses, médi­ta­tives et mys­té­rieuses, cap­tive immé­dia­te­ment. Le voir au tra­vail impres­sionne. On y lit clai­re­ment son obses­sion pour le vrai et une approche sen­sible jusqu’à l’extrême des formes et des maté­riaux. En repous­sant les limites de la res­sem­blance, Ron Mueck invente des per­son­nages dont les expres­sions nous sont à la fois fami­lières et tota­le­ment étran­gères. Gautier Deblonde par­vient à main­te­nir notre atten­tion sans aucun mot. Son regard impose une atmo­sphère et ses cadrages, non sans humour, nous invite à par­ta­ger des sen­sa­tions presque phy­siques. Un film qui entre dans la plus grande inti­mi­té de la créa­tion et en res­ti­tue les choses les plus ténues.