All the Beauty and the Bloodshed

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Un film de Laure Poitras (2022, 117′)

Nan Goldin a révo­lu­tion­né l’art de la pho­to­gra­phie et réin­ven­té la notion de genre et les défi­ni­tions de la nor­ma­li­té. Immense artiste, elle est aus­si une acti­viste infa­ti­gable, qui, depuis des années, se bat contre la puis­sante et contro­ver­sée famille Sackler, pro­prié­taire d’un groupe phar­ma­ceu­tique res­pon­sable de la crise des opioïdes aux États-Unis et dans le monde. Le film de Laura Poitras nous mène au cœur de ses com­bats artis­tiques et poli­tiques, mus par l’amitié, l’humanisme et l’émotion.

Dora Maar, entre ombre et lumière

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Un film de Marie-Eve de Grave (2019, 52′)

Femme enga­gée, au cœur des avant-gardes, elle côtoie Man Ray, André Breton, Georges Bataille. Devenue com­pagne de Picasso, elle aiguillonne son tra­vail, le pousse à s’engager, accom­pagne la créa­tion de Guernica. Sous son influence, elle aban­donne la pho­to­gra­phie pour la pein­ture. Elle devient aus­si son modèle, la femme qui pleure, la femme déstruc­tu­rée de ses por­traits. De cette rela­tion toxique qui va durer 9 ans, elle va sor­tir décom­po­sée, lit­té­ra­le­ment. Traitée aux élec­tro­chocs, ce n’est que très len­te­ment qu’elle se recons­truit dans l’isolement de sa mai­son du Luberon.

Conz, l’ultimo collezionista

Un film de Roberto Delvoi (59′, 2021)

L’histoire de l’une des figures les plus contro­ver­sées de l’his­toire de la col­lec­tion d’art, dont le nom conti­nue de sus­ci­ter débats et controverses.

 

 

Une bosse dans le cœur

Un film de Noé Reutenauer

Kirill Patou, 35 ans, cherche l’âme sœur mais ne la trouve pas. Pour vivre la romance idéale, Kirill s’évade dans une vie ima­gi­naire. Il devient, à tra­vers ses des­sins, un vaillant che­va­lier qui déclare sa flamme aux prin­cesses de ses rêves. Un rap­peur plein d’assurance, dans sa chambre, face à ses hordes de fans amou­reuses. Mais Kirill est tri­so­mique et la réa­li­té le ramène tou­jours à sa dif­fé­rence. Qui n’a jamais connu cette sen­sa­tion, cette dou­leur coin­cée, là, en haut à gauche ? Cette bosse dans le cœur que l’on a tous·tes res­sen­tie dans nos vies. La sen­sa­tion d’un amour incom­pris. Noé Reutenauer connaît bien son pro­ta­go­niste, deve­nu son ami, et montre bien toutes les contra­dic­tions qui l’habitent. Il met en avant la dif­fi­cul­té de Kirill à être avec les autres, les han­di­ca­pés et ceux qui ne le sont pas. Le film, à la fois tendre, ryth­mé et intel­li­gent, repose sur ce per­son­nage au cœur tiraillé, entre vie réelle et vie rêvée, et sur cette ques­tion des rela­tions amou­reuses et sexuelles des per­sonnes handicapées. 

En par­te­na­riat avec Cinergie.

Alechinsky, l’œil du peintre

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Un film de Robert Bober (1997, 70′)
Au départ, l’i­dée est de deman­der à Pierre Alechinsky ce qu’il pense de la repro­duc­tion de ses tableaux cap­tés par une camé­ra. Mais très vite, le peintre va entraî­ner le cinéaste dans son univers…

Mass moving

L’histoire d’un mou­ve­ment artis­tique né en Belgique et en Hollande dans la fou­lée de mai 68. Composé d’artistes et d’ingénieurs, le groupe se défi­nit par des pro­jets et des actions éphémères.

Le but de Mass Moving ? Sortir l’Art des musées et des gale­ries en inves­tis­sant la ville et la rue, pro­mou­voir l’importance de la terre et le concept de chaîne pla­né­taire, faire appel à une dimen­sion ludique et à la par­ti­ci­pa­tion des spec­ta­teurs, dénon­cer l’ordre bour­geois et les conven­tions éta­blies. Le groupe se défi­nit par des Actions réa­li­sées à tra­vers le monde. Butterfly Project lors de la Biennale de Venise, Human Incubation à Amsterdam, Shadow Project à Hiroshima, Réserves d’eau pure dans l’Himalaya, Sound Stream du Cameroun à la Norvège, Society in Conflict à Bruxelles, Ludic Environment MachineVoiture béton­née, les pro­jets se suc­cèdent menés entre autres par Raphaël Opstaele et Bernard Delville, le groupe étant en prin­cipe ano­nyme. Quand les Mass-Movers réa­lisent que le fonc­tion­ne­ment du groupe ne cor­res­pond plus à leur idéal de départ, ils se sabordent en 1976 par un auto­da­fé spec­ta­cu­laire, détrui­sant les machines, brû­lant les des­sins, les pho­tos, les films et les affiches. A tra­vers Mass Moving et ses actions, c’est non seule­ment l’histoire d’une époque qui est racon­tée, mais aus­si les débuts des mou­ve­ments éco­lo­gistes et des éner­gies alternatives.

En par­te­na­riat avec Cinergie.

Folon

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Un film de Pedro Morato (2022, 64′)
Un célèbre dan­seur de fla­men­co espa­gnol renonce à sa car­rière pour s’oc­cu­per de sa mère, atteinte de la mala­die d’Alzheimer. Tout en pre­nant soin d’elle au quo­ti­dien, il entame un spec­tacle dans lequel il tente de réa­li­ser le rêve frus­tré de sa mère d’être dan­seuse de flamenco.

Exprmntl

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Entre inter­views, extraits de films cultes et images d’ar­chives, Brecht Debackere revient sur le fes­ti­val EXPRMNTL, avant-garde du ciné­ma contes­ta­taire qui connut cinq édi­tions à Knokke entre 1949 et 1974.

En par­te­na­riat avec Cinergie.

BILL VIOLA, EXPÉRIENCE DE L’INFINI

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Un film de Jean-Paul Fargier (2013, 52′)

Pionnier de l’art vidéo, Bill Viola ne cesse de repous­ser les limites du réel et de nos per­cep­tions. Vie, mort, trans­cen­dance, temps, espace sont les ques­tions qu’il a choi­si de sou­le­ver au tra­vers d’un médium sans cesse réin­ven­té. Ce film nous per­met de com­prendre le che­mi­ne­ment spi­ri­tuel, la quête artis­tique et l’expérimentation tech­no­lo­gique de celui que l’on pré­sente comme un « sculp­teur de temps ».

BILL VIOLA, EXPÉRIENCE DE L’INFINI

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Un film de Jean-Paul Fargier (2013, 52′)

Pionnier de l’art vidéo, Bill Viola ne cesse de repous­ser les limites du réel et de nos per­cep­tions. Vie, mort, trans­cen­dance, temps, espace sont les ques­tions qu’il a choi­si de sou­le­ver au tra­vers d’un médium sans cesse réin­ven­té. Ce film nous per­met de com­prendre le che­mi­ne­ment spi­ri­tuel, la quête artis­tique et l’expérimentation tech­no­lo­gique de celui que l’on pré­sente comme un « sculp­teur de temps ».