Résumé
Périple joyeux dans le monde paysan à la recherche de la beauté.
Avis
La cinéaste Clara Beaudoux, qui a grandi en ville, nourrie dès l’enfance par les expositions et les salles de musée, entreprend de retrouver son oncle Michel, agriculteur installé à Moisy, au cœur de la campagne orléanaise. Caméra en main, elle part à sa rencontre pour interroger ce que peut signifier la beauté loin des centres urbains.
À bord d’un vieux C15, ils traversent la plaine entre champs de colza et de lavande, croisant des villageois et villageoises qui confient leurs "beaux" objets chargés de souvenirs : une lampe à pétrole ici, un savon d’après-guerre là, une mesure à grains, pourquoi pas ?
Au fil des routes et chemins, la cinéaste et son oncle confrontent leurs regards : d’un côté, une sensibilité façonnée par la culture et les musées ; de l’autre, un pragmatisme paysan ancré dans le quotidien. Ensemble, ils débattent des silhouettes massives des éoliennes, des herbes folles en bord de chemin, et de ce qui mérite — ou non — d’être regardé.
Installés dans un coin de campagne transformé en bureau improvisé, ils échangent sur l’art et l’esthétique. Ce documentaire vagabond, à la fois tendre et teinté d’ironie, esquisse un dialogue sensible entre deux générations et deux mondes, célébrant la poésie discrète des paysages ordinaires.