La Ville Louvre

La Ville Louvre

  • 85'
  • 1990
  • VF
Réalisation : Nicolas Philibert

Image : Daniel Barrau, Richard Copans, Frédéric Labourasse, Eric Milot, Eric Pittard | Son : Jean Umansky | Montage : Marie H. Quinton, Monique Bouchilloux | Musique : Philippe Hersant | Coproduction : La Sept, Antenne 2, Musée du Louvre, Les Films d’Ici | Pays : France

  • 85'
  • 1990
  • VF

Résumé

Le documentariste français Nicolas Philibert nous fait découvrir la vie secrète d'un des plus grands musées du monde, Le Louvre. Un regard insolite, humoristique et émouvant.

Avis

Que se passe-t-il dans un musée lorsque le public n’est pas là ? Pour nous faire entrer dans les coulisses, Nicolas Philibert monte son film comme la préparation d’une pièce de théâtre, les répétitions avant les trois coups. Tout le monde fait son travail, des grands premiers rôles (les commissaires) aux petites mains (les manutentionnaires). Et là, on découvre avec humour et respect les gestes quotidiens que demande une telle institution : les statues déménagent, l’accrochage se met en place, des gardiens plaisantent, les pompiers organisent des répétitions catastrophe, des robots font le ménage, les pendules sont remontées. Les couloirs sont interminables, les réserves poussiéreuses, les salles résonnent comme des cathédrales. Il n’y a aucun commentaire mais une multitude de petites saynètes prises sur le vif qui donnent l’impression d’une activité sérieuse, intense, rigoureuse - ce qui n’exclut pas la drôlerie. Elle naît de dialogues surréalistes, de l’insolite des sculptures qui bougent, de la disproportion burlesque de la taille de certains chefs-d’œuvre avec celle des hommes et des femmes qui les manipulent, des gestes inattendus (on enlève les poussières sur la Vénus de Milo). Il y a aussi le côté village de 1 200 personnes qui jouent à la pétanque, font du sport ou sirotent un café. Nicolas Philibert donne, avec ce long-métrage, toute la mesure de sa sensibilité et de son talent. Il y a de très beaux plans d’espace, un travail intéressant de la bande son. Derrière le côté volontairement tissé, parcellaire de ce qu’il nous fait découvrir, le cinéaste propose une construction dramaturgiquement rigoureuse vers ce que l’on attend, le lever de rideau, c’est-à-dire l’heure d’ouverture.

Nicolas Philibert °1951France
D’abord assistant à la mise en scène auprès des cinéastes René Allio, Alain Tanner ou Claude Goretta, Nicolas Philibert coréalise avec Gérard Mordillat 'La voix de son maître', et publie avec lui un livre 'Les patrons éclairés qui craignent la lumière'. En 1987, il réalise le documentaire 'Trilogie pour un homme seul' et se fait connaître du grand public avec 'Être et avoir' (2002) puis 'Nénette' (2010).
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