Court et Art

L’AAAPA (Association des Ateliers d’Accueil et de Production Audiovisuelle) vous pro­pose Court et Art un pro­gramme de 3 films docu­men­taires qui, à tra­vers des formes ori­gi­nales, abordent le pro­ces­sus de création.

  • Jeune pre­mier de Constance Piketty – APACH – 2021 – docu­men­taire – 23′ (Prix du Jury – Coup de Cœur Belge au FIFF 2022)
  • Algorithms of Beauty de Miléna Trivier – Bruits Asbl & CBA – 2022 – docu­men­taire – 21′ (BAFF 2023)
  • Divinations de Sarah Vanagt – CBA & Gsara – 2019 – docu­men­taire, expé­ri­men­tal – 35′ (BAFF 2019)

White Skin Closed Eyes

La sculp­trice belge Berlinde De Bruyckere réa­lise des œuvres aux formes tor­tu­rées. La réa­li­sa­trice Mira de Boose, en pas­sant d’une cli­nique vété­ri­naire à l’a­te­lier de l’ar­tiste, suit méti­cu­leu­se­ment ces allers et retours entre la vie et la mort, la vie et l’art. Dans un hôpi­tal pour ani­maux, une nais­sance a lieu. Le tra­vail des vété­ri­naires se pose dans sa véra­ci­té : chairs bles­sées, défor­mées, répa­rées, recou­sues… La mort n’est pas loin. Vie et mort, désir et souf­france, force et fra­gi­li­té, Eros et Thanatos, ce sont là des thèmes chers à la sculp­trice belge Berlinde De Bruyckere.

Les enchanteurs

Le Théâtre de la Monnaie à Bruxelles est la grande mai­son de l’o­pé­ra. Filmé au fil de deux sai­sons lyriques, le film nous entraîne devant et der­rière la scène à la ren­contre de celles et ceux qui l’ha­bitent et la font vivre.

Cobra

Rencontre avec les repré­sen­tants les plus connus du mou­ve­ment CoBrA. Des docu­ments, des pho­tos, des tableaux, des ate­liers et l’ex­tra­or­di­naire Christian Dotremont.

Lucien Hervé, photographe malgré lui

Photographe atti­tré du Corbusier, Lucien Hervé, dans l’in­ti­mi­té de son appar­te­ment, raconte l’é­vo­lu­tion de sa pra­tique, sa ren­contre avec l’ar­chi­tecte, tan­dis que se découvrent à l’é­cran nombre de ses clichés.

Thank god for the gift

Jan Hoet, cura­teur gan­tois, a fait durant des années la pluie et le beau temps sur le monde de l’art contem­po­rain. Adulé et haï, ce per­son­nage haut en cou­leurs est sans aucun doute le pro­ta­go­niste idéal pour un por­trait édi­fiant. À son évo­ca­tion, les adjec­tifs ne manquent pas : miso­gyne, cha­ris­ma­tique, colé­rique, affec­tueux, il a fait et défait des car­rières (et des vies) au gré de ses envies. À l’heure du #Metoo et des accu­sa­tions pour abus de pou­voir de per­son­na­li­tés d’ailleurs pré­sentes dans ce docu­men­taire comme l’artiste Jan Fabre, le film montre une forme de domi­na­tion et des pra­tiques qu’on espère bien­tôt révolues.

La collection qui n’existait pas

En 2011, le col­lec­tion­neur belge Herman Daled décide de se sépa­rer de sa col­lec­tion d’art concep­tuel. Le MoMA – Museum of Modern Art de New York lui pro­pose de la rache­ter. L’homme se retourne sur son pas­sé, celui d’un cou­rant esthé­tique et phi­lo­so­phique qui a mar­qué la seconde moi­tié du 20ème siècle. Explorant ce mou­ve­ment, le film choi­sit de tendre un miroir entre un homme et une philosophie.

Il padiglione sull’acqua

Le pavillon sur l’eau – Il padi­glione sull’acqua – c’est la Tombe Brion cet édi­fice majes­tueux construit dans les années 1970 par l’architecte vision­naire ita­lien Carlo Scarpa. Bien qu’originaire de Venise cet artiste était pro­fon­dé­ment fas­ci­né et ins­pi­ré par la culture nip­ponne et ses réflexions autour de la beau­té et de l’harmonie avec une nature sacrée.Considérée comme son chef d’œuvre en même temps qu’un véri­table bijou de l’architecture moderne la Tombe Brion est donc ima­gi­née comme une pas­se­relle entre l’Italie et le Japon une fenêtre sur l’Orient depuis l’Occident. Mais cette ins­pi­ra­tion n’est pas seule­ment esthé­tique elle est éga­le­ment phi­lo­so­phique et poé­tique car Carlo Scarpa était un adepte du grand poète Matsuo Bashō dont il sui­vra les traces jusqu’au Japon. Malheureusement il ne fini­ra jamais son voyage puisqu’il meurt acci­den­tel­le­ment avant d’atteindre sa des­ti­na­tion finale. Selon sa volon­té il est inhu­mé à l’intérieur de la Tombe Brion son ultime ouvrage.En nous pro­po­sant une balade sen­so­rielle et contem­pla­tive dans les dédales du « pavillon sur l’eau » les cinéastes nous invitent ici à un voyage en immer­sion dans l’univers de l’architecte. Avec les mots du phi­lo­sophe japo­nais Ryosuke Ōhashi mais aus­si du fils de l’architecte de ses anciens élèves et col­la­bo­ra­teurs le monu­ment en béton nous est ren­du vivant et nous per­met de décou­vrir un artiste aus­si intri­gant que magnétique.

Les Nouveaux Commanditaires de Flandre

Un épi­sode de la série Les Nouveaux com­man­di­taires qui décrit l’in­ter­ven­tion de Luciano Fabro et la colonne ins­tal­lée à Genk.

Andy Goldsworthy – Leaning into the wind

Andy Goldsworthy ne sculpte ni le bois ni la pierre mais les feuillages, la terre, les branches et le vent qui forment un nou­veau pay­sage…. Autant d’œuvres que le temps altère et finit par effa­cer. Le cinéaste Thomas Riedelsheimer a sui­vi l’artiste dans de nom­breux pays et per­met, grâce au ciné­ma, de rendre cette œuvre éter­nelle, de cap­tu­rer un peu de sa fragilité.