L’AAAPA (Association des Ateliers d’Accueil et de Production Audiovisuelle) vous propose Court et Art un programme de 3 films documentaires qui, à travers des formes originales, abordent le processus de création.
- Jeune premier de Constance Piketty – APACH – 2021 – documentaire – 23′ (Prix du Jury – Coup de Cœur Belge au FIFF 2022)
- Algorithms of Beauty de Miléna Trivier – Bruits Asbl & CBA – 2022 – documentaire – 21′ (BAFF 2023)
- Divinations de Sarah Vanagt – CBA & Gsara – 2019 – documentaire, expérimental – 35′ (BAFF 2019)
Le Théâtre de la Monnaie à Bruxelles est la grande maison de l’opéra. Filmé au fil de deux saisons lyriques, le film nous entraîne devant et derrière la scène à la rencontre de celles et ceux qui l’habitent et la font vivre.
Rencontre avec les représentants les plus connus du mouvement CoBrA. Des documents, des photos, des tableaux, des ateliers et l’extraordinaire Christian Dotremont.
Photographe attitré du Corbusier, Lucien Hervé, dans l’intimité de son appartement, raconte l’évolution de sa pratique, sa rencontre avec l’architecte, tandis que se découvrent à l’écran nombre de ses clichés.
Jan Hoet, curateur gantois, a fait durant des années la pluie et le beau temps sur le monde de l’art contemporain. Adulé et haï, ce personnage haut en couleurs est sans aucun doute le protagoniste idéal pour un portrait édifiant. À son évocation, les adjectifs ne manquent pas : misogyne, charismatique, colérique, affectueux, il a fait et défait des carrières (et des vies) au gré de ses envies. À l’heure du #Metoo et des accusations pour abus de pouvoir de personnalités d’ailleurs présentes dans ce documentaire comme l’artiste Jan Fabre, le film montre une forme de domination et des pratiques qu’on espère bientôt révolues.
En 2011, le collectionneur belge Herman Daled décide de se séparer de sa collection d’art conceptuel. Le MoMA – Museum of Modern Art de New York lui propose de la racheter. L’homme se retourne sur son passé, celui d’un courant esthétique et philosophique qui a marqué la seconde moitié du 20ème siècle. Explorant ce mouvement, le film choisit de tendre un miroir entre un homme et une philosophie.
Le pavillon sur l’eau – Il padiglione sull’acqua – c’est la Tombe Brion cet édifice majestueux construit dans les années 1970 par l’architecte visionnaire italien Carlo Scarpa. Bien qu’originaire de Venise cet artiste était profondément fasciné et inspiré par la culture nipponne et ses réflexions autour de la beauté et de l’harmonie avec une nature sacrée.Considérée comme son chef d’œuvre en même temps qu’un véritable bijou de l’architecture moderne la Tombe Brion est donc imaginée comme une passerelle entre l’Italie et le Japon une fenêtre sur l’Orient depuis l’Occident. Mais cette inspiration n’est pas seulement esthétique elle est également philosophique et poétique car Carlo Scarpa était un adepte du grand poète Matsuo Bashō dont il suivra les traces jusqu’au Japon. Malheureusement il ne finira jamais son voyage puisqu’il meurt accidentellement avant d’atteindre sa destination finale. Selon sa volonté il est inhumé à l’intérieur de la Tombe Brion son ultime ouvrage.En nous proposant une balade sensorielle et contemplative dans les dédales du « pavillon sur l’eau » les cinéastes nous invitent ici à un voyage en immersion dans l’univers de l’architecte. Avec les mots du philosophe japonais Ryosuke Ōhashi mais aussi du fils de l’architecte de ses anciens élèves et collaborateurs le monument en béton nous est rendu vivant et nous permet de découvrir un artiste aussi intrigant que magnétique.
Un épisode de la série Les Nouveaux commanditaires qui décrit l’intervention de Luciano Fabro et la colonne installée à Genk.
Andy Goldsworthy ne sculpte ni le bois ni la pierre mais les feuillages, la terre, les branches et le vent qui forment un nouveau paysage…. Autant d’œuvres que le temps altère et finit par effacer. Le cinéaste Thomas Riedelsheimer a suivi l’artiste dans de nombreux pays et permet, grâce au cinéma, de rendre cette œuvre éternelle, de capturer un peu de sa fragilité.