Les Nouveaux Commanditaires de Garches

Un épi­sode de la série Les Nouveaux com­man­di­taires qui décrit l’in­ter­ven­tion d’Ettore Spalletti sur la “salle des départs” de l’Institut Raymond-Poincaré de Garches.
À Garches, dans l’Institut Raymond-Poincaré, le dépar­te­ment qui prend en charge les morts décide de réha­bi­li­ter la “salle des départs”, comme toutes et tous la nomment, l’endroit où les vivants viennent saluer leurs défunts une der­nière fois. Jusque-là lais­sée à l’abandon, déser­tée, évi­tée, cet espace est comme un point noir dans l’Institut. Mais toute l’équipe de ce dépar­te­ment désire un lieu qui apaise les vivants. Il n’est pas ques­tion seule­ment de déco­rer ou rafraî­chir une salle, mais de conce­voir un espace qui per­mette le recueille­ment et d’ “hono­rer l’homme mort”. Cette salle des départs va retrou­ver, grâce à l’écoute et au tra­vail de l’artiste ita­lien Ettore Spalletti une toute autre dimen­sion, deve­nant un espace où la cou­leur tra­vaille l’architecture, construit des états et des atmo­sphères, réa­lise un entre-deux déli­cat et spi­ri­tuel. À tra­vers des images d’archives qui docu­mentent le pro­ces­sus, des inter­views avec les com­man­di­taires et un entre­tien avec l’artiste, cet épi­sode est peut-être plus émou­vant que les autres étant don­né la gra­vi­té de son objet mais aus­si parce qu’il raconte une très belle ren­contre. À l’écoute des gens et de l’usage des lieux, Ettore Spalletti va adap­ter son pro­jet cher­chant à répondre le plus res­pec­tueu­se­ment pos­sible à la com­mande. Une fois ter­mi­née, son œuvre va tota­le­ment chan­ger le rap­port à cette salle des départs qui acquiert une véri­table place dans l’hôpital et remo­dèle même son usage. Et c’est évi­dem­ment le rap­port à la mort elle-même qui change puisque la chambre mor­tuaire, conçue par l’ar­tiste, rede­vient un espace vivant, public et com­mun au deuil.

The way back

En 2015, le jeune musi­cien Hussein Rassim a connu le voyage chao­tique des mil­liers de migrants par­ti d’Irak. À pré­sent marié à la musi­cienne Juliette Lacroix, ils décident de refaire le tra­jet de cette migra­tion en sens inverse, avec pour seule armes leurs instruments.

La Vie en kit

À Charleroi, Liège et Bruxelles, trois archi­tectes et une poi­gnée d’habitant.e.s uto­pistes vont concré­ti­ser leurs idéaux de loge­ment. Tout juste sor­tis de mai 68, ils veulent démon­trer le poten­tiel révo­lu­tion­naire de l’architecture indus­tria­li­sée. Une aven­ture humaine et archi­tec­tu­rale qui les anime depuis plus de 40 ans… Que reste-t-il aujourd’hui de leurs mai­sons de demain ?

La Mariée

Le 8 mars 2008, Pippa Bacca et Silvia Moro quittent Milan en robes de mariée. Leur pro­jet est de rejoindre Jérusalem en stop, un voyage-per­for­mance pen­sé comme le mariage sym­bo­lique unis­sant les peuples et les cultures. Histoire du voyage-per­for­mance de l’artiste ita­lienne Pippa Bacca qui, en 2008, quitte Milan en robe de mariée pour rejoindre Jérusalem en stop afin de por­ter un mes­sage de paix.

Isabelle Stengers Fabriquer de l’espoir au bord du gouffre

Dans un lieu mutant à mi-che­min entre une mai­son et un bois enchan­té la phi­lo­sophe belge Isabelle Stengers nous parle les yeux dans les yeux confor­ta­ble­ment ins­tal­lée sur du mobi­lier enva­hi par la végé­ta­tion. Traduits dans le monde entier les titres de ses livres en disent long sur sa pen­sée : Résister au désastre, La sor­cel­le­rie capi­ta­liste, Quel monde vou­lons-nous ? Tout en dénon­çant les inéga­li­tés socio-éco­no­miques Isabelle Stengers nous encou­rage à inven­ter une façon nou­velle d’habiter le monde.

 

I’m not everything I want to be

Avec I’m Not Everything I want to Be la docu­men­ta­riste Klára Tasovská com­pose un film unique, basé sur les mil­liers de pho­tos de la pho­to­graphe tchèque Libuše Jarcovjáková. Le résul­tat est autant un récit de vie intime, sans aucun tabou, qu’une vision géo­po­li­tique par l’intime, du monde sovié­tique et postsoviétique.

 

Paul Delvaux, Le Somnambule de Saint-Idesbald

Un film de Adrian Maben (1986, 60′)

Adrian Maben suit le peintre belge Paul Delvaux dans ses dif­fé­rents lieux de vie et l’é­coute se racon­ter. Un por­trait dans lequel reviennent sans cesse les motifs de sa peinture.

Broken Art

Après une sépa­ra­tion dou­lou­reuse, l’ar­tiste bruxel­lois Denis Meyers s’attaque, à la bombe, au 50 000 m² de l’ancien siège Solvay pour en faire une œuvre totale avant sa des­truc­tion programmée.

Les authentiques fausses têtes de Modigliani

Un film de Giovanni Donfrancesco (2010, 54′)

À Livourne, en 1984, on décide de cher­cher dans le canal des têtes sculp­tées et jetées par le célèbre sculp­teur Modigliani. Et on trouve bien des têtes… Mais… Parfois la réa­li­té dépasse la fiction.

En par­te­na­riat avec Cinergie.

Je suis fou, je suis sot, je suis méchant

Un film de Luc de Heusch (1990, 52′)

Construit autour des nom­breux écrits du peintre James Ensor, le film arpente quelques toiles pour dévoi­ler son uni­vers à tra­vers la voix off qui se raconte et quelques interviews.