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Un film de Marie Losier (2011, 68′)
Le documentaire retrace l’histoire hors norme de l’artiste Genesis Breyer P‑Orridge et de sa femme et partenaire artistique, Lady Jaye, qui par amour ont décidé de se fondre en une seule entité. Artiste majeur de l’avant-garde new-yorkaise de ces 30 dernières années, considéré comme l’un des pères de la musique industrielle, Genesis a défié les limites de l’art et de la biologie. En 2000, il débute une série d’opérations afin de ressembler trait pour trait à Lady Jaye, une performance risquée, ambitieuse et subversive. The Ballad of Genesis and Lady Jaye relate cet acte ultime d’amour et de dévotion.
La Vénerie et le Centre du Film sur l’Art ont décidé de mettre à l’honneur des femmes artistes, devant et derrière la caméra. Cinq réalisatrices talentueuses vont nous emmener à travers leurs films documentaires à la rencontre d’artistes et de personnalités remarquables. Les Mardis de l’Art vous invitent à entrer dans leur univers. Leur objectif commun ? Changer notre regard sur le monde et sur l’art. Leurs armes ? Une caméra (Delphine et Carole, les insoumuses et Marceline, une femme, un siècle), l’humour (Les femmes préfèrent en rire), la métamorphose (The Ballad of Genesis and Lady Jaye) et l’amour du beau (Cezanne).
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Un film de François Lévy-Kuentz (2018, 52′)
Ce documentaire, riche d’archives en couleur, revient en détail sur la manière dont les États-Unis, profitant du chaos engendré par le second conflit mondial, de la détresse européenne, puis de la guerre froide, ont utilisé les artistes.
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Un film de Barrie Gavin (1983, 60′)
Portrait de George Costakis qui constitua une des plus grandes collections d’avant-garde russe. Il prend place parmi les grands collectionneurs du 20e siècle, et c’est grâce à son flair et à sa patience infatigable que nous pouvons aujourd’hui avoir une meilleure compréhension de l’avant-garde russe.
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Un film de Serge Steyer et Stéphane Manchematin (2014, 52′)
Portrait sensible du plasticien Patrick Neu qui développe, depuis plus de trente ans, un travail avec des matières fragiles : ailes d’abeilles et de papillons, suie, cristal, cire, mues de serpent, coquilles d’œufs…
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Un film de Jean-Paul Fargier (2002, 52′)
Richement documenté, le film de Jean-Paul Fargier décrit le surréalisme à travers les rapports nouveaux, révolutionnaires et perturbateurs que le mouvement artistique a instauré avec les objets.
Dans le cadre de l’exposition Inside Magritte, jusqu’au 6 mars à La Boverie (Liège).
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Un film de Don Millar (2018, 82′)
Fernando Botero a exposé partout dans le monde et son style est aisément reconnaissable. Mais derrière le peintre, quelle vie. Nous suivons un artiste autodidacte inconnu de Colombie, qui se propulse au sommet du monde de l’art. Le film réunit l’homme et son art pour capturer l’essence de Botero.
Dans le cadre de l’exposition
Fernando Botero. Au-delà des formes au
BAM (jusqu’au 30 janvier 2022).
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Un film de Pierre Samson (1978, 41′)
À partir de son texte intitulé ‘Esthétique sur Carpaccio’, le philosophe Michel Serres explore l’espace de la ville de Venise et les tableaux de ce peintre du 15e siècle qui a figuré les cheminements de la communication humaine.
Dans le cade de l’exposition Autour de Raphaël. Estampes du musée Wittert au Grand Curtius, jusqu’au 16 janvier.
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Un film de Jack Hazan (1973, 106′)
À travers un fascinant mélange de fiction et de documentaire, A Bigger Splash, empruntant son titre à une toile éponyme peinte en 1967, offre un regard inédit sur le travail du peintre David Hockney ainsi que sur la genèse et l’exécution d’une œuvre à la croisée du pop art et de l’hyperréalisme.
Un film de Prune Nourry (2019, 74′)
Depuis plusieurs années, Prune Nourry explore le corps dans des œuvres d’art marquantes et provocatrice non dénuées d’humour. Fécondité, êtres hybrides, sélection du sexe mais aussi définition de la féminité dans différentes cultures sont les sujets d’un travail qui oscille entre médecine, science et de nombreux champs artistiques. C’est à l’âge de 31 ans, comme si ses recherches la rattrapaient, que la jeune femme apprend qu’elle est atteinte d’un cancer du sein. La caméra va alors devenir sa compagne, sa thérapie. Son cancer, lui, sera un sujet exploratoire qui va lui servir à se repositionner. Créer partout, créer tout le temps, filmer la bataille même lorsque son corps est un faible soldat, Serendipity est un shoot d’énergie, de courage et de force, une réappropriation de son corps et de soi et montre que créer, c’est guérir un peu.
Un film de Victoria Clay Mendoza (2012, 52′)
Doit-on encore présenter l’artiste française Sophie Calle qui, depuis plus de trente ans, a fait de sa vie personnelle le thème essentiel de son œuvre. De telle sorte qu’il nous semble la connaître réellement. Et si Sophie Calle était autre que celle que nous avions imaginée ? Victoria Clay Mendoza, réalisatrice et amie, pénètre seule dans l’atelier de la plasticienne. Elle est guidée par une lettre lue à voix haute par Sophie Calle elle-même (qui d’autre ?) et qui l’autorise à se servir de tout ce matériel accumulé depuis des années : films, photos, lettres, documents, objets… autant de traces de son existence et de son œuvre. Sur cette idée de film en forme de jeu de piste caractéristique du travail de l’artiste, nous sommes pris dans ses filatures d’inconnus, l’accompagnons pour une nuit blanche au sommet de la Tour Eiffel et à Las Vegas pour un mariage pour le moins hasardeux. Au centre de ce portrait en creux qui semble léger et ludique, une ombre pèse pourtant, celle de la mort, la mort des autres, la mort aux autres avec laquelle on voudrait jouer aussi pour qu’elle ne fasse plus aussi peur.