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Un film de Nicolas Dedecker et Benoît Baudson (2019 – 52’)
L’artiste urbain Denis Meyers a trouvé un terrain de jeu à la taille de son ambition : l’ancien siège de la firme Solvay, à Bruxelles, soit une surface de près de 50 000 m² sur huit niveaux. Avant sa destruction programmée, l’artiste a obtenu l’autorisation d’investir le bâtiment dans l’idée d’en faire une œuvre totale et imposante en noir et blanc : une occasion pour lui de se rendre visible et de digérer une douloureuse séparation. Les cinéastes Nicolas Dedecker et Benoît Baudson suivent au plus près toutes les étapes de ce projet fou. Sur place, jours et parfois nuits, Denis Meyer remplit les murs, à la bombe noire. Un entrelacement poétique de dessins et de textes issus de ses carnets intimes qui viennent en épouser les moindres recoins. Du sol au plafond en passant par les fenêtres, les escaliers et les portes, l’artiste déverse les sentiments qui le traversent. Parallèlement, il s’agira aussi de faire venir du monde, d’inviter des célébrités, de faire du bruit afin que tout cela puisse servir non seulement à se “guérir” mais également à pousser sa carrière. Entre œuvre intime et opération marketing réussie, le film se fraye un chemin dans un dédale labyrinthique aussi bien physique que psychique.
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Little Figures
Trois statues sur le Mont des Arts à Bruxelles : un roi, une reine et un valet médiéval. Trois primo arrivant à Bruxelles : un jeune philippin, un réfugié rwandais et un jeune marocain.Trois statues, trois enfants, une conversation imaginaire….Dans Little Figures, Sarah Vanagt joue de sa passion pour l’histoire, la perspective et l’engagement social. Tournée au Kunstberg, le Mont des Arts, à Bruxelles, l’auteur met en scène une histoire dans laquelle des enfants émigrés inventent une conversation entre les trois statues présentes sur les lieux.
Divinitions
Des enfants de Bruxelles, d’Athènes et de Saraje-vo déploient des bandes transparentes de rubans adhésifs dans les rues où ils grandissent. Lorsqu’ils les enlèvent, une sorte d’empreinte de la ville se dessine : poussière, sable, emballages de bonbons, insectes, verre, peluche… Un journal ultra-réaliste qui s’anime à travers une vieille lanterne magique. Toutes ces formes et ces images nous renseignent-elles déjà sur l’avenir ?
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Un film de Robert Bober (1997 – 70’)
Au départ, une idée de cinéaste : demander à Pierre Alechinsky ce qu’il pense de la reproduction de ses tableaux captés par une caméra de télévision. Est-ce que les couleurs sont exactes et sinon comment arriver à une plus grande fidélité ? Ce postulat purement technique tourne court et c’est le peintre qui va entraîner le réalisateur sur son territoire et le faire entrer dans ses interrogations. C’est là que le film devient passionnant, ouvert comme une grande conversation. Pourquoi est-il passé de la peinture verticale où la toile est posée sur un chevalet, à la gestuelle orientale où le papier est posé à même le sol ? Comment s’est faite sa découverte de l’acrylique avec l’œuvre charnière ‘Central Park’ (1964) ? D’où est venue l’idée des “remarques marginales” mises autour d’un motif central ? Que lui a appris la calligraphie japonaise ? Comment utilise-t-il les papiers anciens, lettres, cartes de géographie, factures du siècle passé ? Le film s’achève sur les séquences fascinantes de l’élaboration d’une œuvre où l’on voit le peintre entrer en création, faire et expliquer ses choix et ses gestes, commenter son travail. Cette structure vivante où l’intervieweur n’est qu’un orienteur donne à ce film une liberté et une intelligence qui gomment toute information au profit de la rencontre : il s’agit d’un portrait juste.
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Dans le cadre de l’exposition consacrée à Pierre Alechinsky intitulée Carta canta, découvrez le film de Robert Bober dans le parcours de l’exposition.
Alechinsky l’oeil du peintre (1997 – 70’)
Au départ, une idée de cinéaste : demander à Pierre Alechinsky ce qu’il pense de la reproduction de ses tableaux captés par une caméra de télévision. Est-ce que les couleurs sont exactes et sinon comment arriver à une plus grande fidélité ? Ce postulat purement technique tourne court et c’est le peintre qui va entraîner le réalisateur sur son territoire et le faire entrer dans ses interrogations. C’est là que le film devient passionnant, ouvert comme une grande conversation. Pourquoi est-il passé de la peinture verticale où la toile est posée sur un chevalet, à la gestuelle orientale où le papier est posé à même le sol ? Comment s’est faite sa découverte de l’acrylique avec l’œuvre charnière ‘Central Park’ (1964) ? D’où est venue l’idée des “remarques marginales” mises autour d’un motif central ? Que lui a appris la calligraphie japonaise ? Comment utilise-t-il les papiers anciens, lettres, cartes de géographie, factures du siècle passé ? Le film s’achève sur les séquences fascinantes de l’élaboration d’une œuvre où l’on voit le peintre entrer en création, faire et expliquer ses choix et ses gestes, commenter son travail. Cette structure vivante où l’intervieweur n’est qu’un orienteur donne à ce film une liberté et une intelligence qui gomment toute information au profit de la rencontre : il s’agit d’un portrait juste.
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Un film d’ Ilana Navaro (2018 – 52’)
Il est jeune, il est noir et il chante, la tête remplie de rêves. Il a quitté son Congo natal pour venir étudier en Europe. Serge Kakudji n’est pas rappeur, mais contre-ténor et si la couleur de sa peau est parfois un handicap dans le monde de l’opéra, la force de son rêve parviendra peut-être à le transformer en atout.
https://www.lavenerie.be/programme/reve-kakudji‑2/
bande-annonce