Poupées-poubelles

Poupées-poubelles

  • 8'
  • 2010
  • Sans paroles
Réalisation : Violaine de Villers

Image : Anton Iffland Stettner | Montage : Déborah Benarrosch | Mixage : Benoit Bruwier | Création musicale : Graham Riach

  • 8'
  • 2010
  • Sans paroles

Résumé

Une caméra se promène dans l’Église Saint-Loup à Namur où l’artiste belge Marianne Berenhaut a réalisé l’installation 'Poupées-poubelles'. Sans commentaire, elle scrute ces étranges figures installées sur des prie-Dieu faites de déchets récupérés puis entassés dans des bas.

Avis

Balade de huit minutes, sans commentaire, au cœur de l’installation 'Poupées-poubelles' à l’Église Saint-Loup, à Namur. Sur des prie-Dieu, une quarantaine de poupées faites de déchets entassés dans des bas semblent participer à une étrange communion. Violaine de Villers promène son œil-caméra sur ces extravagantes fidèles. Les gros plans nous révèlent autant qu’ils dissimulent leur réalité. On les a déjà croisées dans le film 'Les Familles de Marianne Berenhaut', ces poupées molles composées de tout et n’importe quoi. Il y a la veuve, la mariée, des figures amputées, décapitées, provocantes aussi par ce silence, par leur nombre, par la façon de se poser-là. Féminisme brut, manifeste d’avant le discours. Corps déformés, vêtements, objets, ustensiles échoués de la mémoire, pour dire le quotidien et l’histoire, l’intime et le travail, la maternité et la guerre, le ménage et le sexe. Corps sans visage, infigurable, simplement absent et qui cependant, semble crier. La musique de Graham Riach enveloppe ces corps ravagés, s’en approche, s’en éloigne, nerveuse et hésitante.

Marianne Berenhaut °1934Belgique
Au premier abord, les œuvres de Marianne Berenhaut se présentent comme des sculptures énigmatiques, assemblées à partir d’objets quotidiens dont elle s’empare, substance première de sa création. Ses structures sont nomades, tant dans l’espace que dans l’interprétation. Si l’intitulé d’une œuvre intervient, un champ nouveau s’ouvre aux spectatrices et spectateurs, empli de poésie et de doute, combinant les objets et les couleurs comme autant d’idées mises en relation.
Violaine de Villers °1947Belgique
Étudiante en philosophie à l’UCL, Violaine de Villers interrompt ses études dans l’effervescence des événements de mai 1968 et enseigne dans les humanités supérieures. Elle reprend quinze ans plus tard des études. Depuis 1981, elle écrit et réalise des documentaires à portée politique et des films sur des artistes qui sont aussi ses camarades.
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