Un film d’Annelein Pompe (2021, 47′) – Prix SCAM du Brussels Art Film Festival 2022
À Gand, la Bonne-à-rien néerlandaise travaille dans un magasin de miel. Elle aurait aimé sans doute mener la vie d’artiste mais que voulez-vous ? Il faut bien manger et payer son loyer. La Bonne-à-rien néerlandaise a un ami de l’autre côté de la rue, Usman, un poète pakistanais colombophile. La nuit, à l’heure où les gens habituellement dorment et les pigeons aussi, Usman, lui, travaille dans son night shop. Il y a aussi Clara qui vit dans le rêve de la Bonne-à-rien néerlandaise, les experts omniscients, Geert qui photographie les yeux des pigeons et Francesco bien sûr, l’homme qui murmure à leurs oreilles. Toute cette histoire, c’est un pigeon qui vous la racontera. Son nom, c’est Lukaku. Certes, Lukaku a la tête à l’envers et il n’a jamais pu voler mais il en sait long sur ces travailleurs cachés que l’on appelle aussi les artistes.
Un événement mensuel en collaboration avec Cinergie.be
Un film de Laetitia Mikles (2019, 80′)
Abdel, un jeune Algérien vivant en France, tombe amoureux des chansons de Jacques Brel. Il n’a plus qu’une envie : se produire sur scène pour devenir enfin lui-même.
Entre réalisme sociétal et conte initiatique, ‘Que l’amour’ se tient en équilibre, entre désespoir et émerveillement, car dans le monde tel qu’il est là, l’habit est trop souvent un uniforme qu’il faudra endosser de force pour pouvoir non pas vivre, mais subsister. Et quand on n’a que l’amour, parfois, ce n’est pas assez…
Un film de Luc de Heusch (1972, 14′)
À partir de 1969, le peintre Christian Dotremont s’installe à Tervuren dans une maison de repos. Ce film le dévoile au travail, occupé à faire ses logogrammes qui sont des dessins-mots, sorte de calligraphie poétiques et voyageuses. ll sait que le temps lui est compté.
Un film d’Avril Tembouret (2018, 86′)
En 1990, Yves Chaland, dessinateur et prodige de la bande dessinée, disparaît à l’âge de 33 ans. Vingt cinq ans plus tard, son souvenir est étonnement vivant.
Des auteurs aussi incontournables tels que Berbérian, Clerc, Floc’h, Gaccio, Lepennetier, Margerin, Roussin, Zep ou l’acteur Benoit Poelvoorde se réclament de lui comme d’un maître, et son œuvre, d’à peine une dizaine d’albums, semble conserver une puissance d’évocation intacte. Mais à quoi tient cette étrange exception, unique dans l’histoire de la bande dessinée ?
Un film d’Astrid Mertens (2022, 17′)
Touche-à-tout arrivé à la composition malgré lui comme il le raconte, Walter Hus n’est jamais là où on l’attend. À la fois compositeur de musique classique et d’opéra, il a aussi créé des œuvres avec des dessinateurs, des écrivains, des musiciens rock ou techno, des DJ ou des chorégraphes, ne méprisant aucun art et ne faisant aucune hiérarchie entre eux. Le projet d’un nouveau “cyborg-opéra” l’amène ici à travailler avec la chorégraphe belge Isabella Soupart dans le cadre d’une résidence artistique. C’est l’occasion pour la réalisatrice de plonger dans les méandres des souvenirs – ici symbolisés par des couloirs – et de partir dans un voyage musical en compagnie de cet homme qui ne tient pas en place et semble avoir trois idées à la seconde, douze projets par minute. Issu de la classe populaire, cet homme arrivé à la musique par amour pour sa professeure de piano raconte avant tout qu’elle s’inscrit dans le corps et est faite pour être vécue collectivement
Un film de Sima Khatami & Aldo Lee (2019, 79′)
Deux amis cinéastes décident de capturer des moments de création du chorégraphe français Jérôme Bel. Lui, qui ne se laisse enfermer dans aucune case acceptera t‑il d’être le sujet de leur film ?
C’est un mot, Schibboleh, difficilement prononçable, qui servit de checkpoint dans la Bible pour reconnaître ses ennemis. C’est une expression qui désigne aujourd’hui un signe verbal d’appartenance. Avec By the Throat, et à travers des exemples et des images captés aux 4 coins du monde, Effi et Amir nous emmène à la découverte d’une frontière solide, et pourtant invisible : celle qui définit les sons que nous pouvons émettre et les mots que nous pouvons prononcer. Un voyage troublant et passionnant au pays des phonèmes, du continuum linguistique et de la dysphonie.
Un événement mensuel en collaboration avec Cinergie.be
Projection organisée dans le cadre de l’exposition Végétales de Tamar Kasparian et Béatrice Meunier-Déry qui nous invitent à poser un autre regard sur la nature. Tout comme la réalisatrice Prune Nourry, elles explorent le lien fertile entre art et sciences. Précédée d’une visite guidée de l’exposition à 18h30 (durée 20min).
L’artiste Prune Nourry a consacré sa carrière artistique à explorer des questions autour du corps humain et d’autres sujets scientifiques. Elle nous interroge en permanence sur notre existence, toujours avec une pointe d’humour qui lui est propre.
Soudain, à l’âge de 31 ans, on lui diagnostique un cancer du sein. Prune Nourry commence à documenter son traitement et les effets de la maladie sur son propre corps. Elle transforme son odyssée médicale en une épopée artistique alors qu’elle découvre un nouveau sens à son œuvre, et les coïncidences étranges entre son art et sa maladie.
Prune Nourry signe ici son premier film documentaire, au-delà d’un portrait d’artiste. Avec Serendipity, elle nous transporte avec courage dans son intimité et nous embarque dans un voyage honnête qui nous ramène au plus profond de nous-mêmes.
Pendant deux ans, Hara Kaminara aura été la photographe de l’Aquarius, ce navire qui a sillonné la Méditerranée pour porter secours aux embarcations fragiles et bondées qui cherchent à rejoindre l’Europe en risquant tous les périls. Ce film poignant sous le signe des violences de notre monde questionne ce que peut le documentaire, car Lettre à Nikola est une réflexion profonde et grave sur le pouvoir des images, sur ce que signifie aujourd’hui témoigner.
Un événement mensuel en collaboration avec Cinergie.be