Un film d’Hugues Nancy (2016, 81′)
Un film d’Hugues Nancy (2016, 81′)
Un film de Prune Nourry (2019, 74′)
Depuis plusieurs années, Prune Nourry explore le corps dans des œuvres d’art marquantes et provocatrice non dénuées d’humour. Fécondité, êtres hybrides, sélection du sexe mais aussi définition de la féminité dans différentes cultures sont les sujets d’un travail qui oscille entre médecine, science et de nombreux champs artistiques. C’est à l’âge de 31 ans, comme si ses recherches la rattrapaient, que la jeune femme apprend qu’elle est atteinte d’un cancer du sein. La caméra va alors devenir sa compagne, sa thérapie. Son cancer, lui, sera un sujet exploratoire qui va lui servir à se repositionner. Créer partout, créer tout le temps, filmer la bataille même lorsque son corps est un faible soldat, Serendipity est un shoot d’énergie, de courage et de force, une réappropriation de son corps et de soi et montre que créer, c’est guérir un peu.
Un film d’Annelein Pompe (2021, 47′) – Prix SCAM du Brussels Art Film Festival 2022
À Gand, la Bonne-à-rien néerlandaise travaille dans un magasin de miel. Elle aurait aimé sans doute mener la vie d’artiste mais que voulez-vous ? Il faut bien manger et payer son loyer. La Bonne-à-rien néerlandaise a un ami de l’autre côté de la rue, Usman, un poète pakistanais colombophile. La nuit, à l’heure où les gens habituellement dorment et les pigeons aussi, Usman, lui, travaille dans son night shop. Il y a aussi Clara qui vit dans le rêve de la Bonne-à-rien néerlandaise, les experts omniscients, Geert qui photographie les yeux des pigeons et Francesco bien sûr, l’homme qui murmure à leurs oreilles. Toute cette histoire, c’est un pigeon qui vous la racontera. Son nom, c’est Lukaku. Certes, Lukaku a la tête à l’envers et il n’a jamais pu voler mais il en sait long sur ces travailleurs cachés que l’on appelle aussi les artistes.
Un événement mensuel en collaboration avec Cinergie.be
Un film de Laetitia Mikles (2019, 80′)
Un film de Luc de Heusch (1972, 14′)
Un film d’Avril Tembouret (2018, 86′)
En 1990, Yves Chaland, dessinateur et prodige de la bande dessinée, disparaît à l’âge de 33 ans. Vingt cinq ans plus tard, son souvenir est étonnement vivant.
Touche-à-tout arrivé à la composition malgré lui comme il le raconte, Walter Hus n’est jamais là où on l’attend. À la fois compositeur de musique classique et d’opéra, il a aussi créé des œuvres avec des dessinateurs, des écrivains, des musiciens rock ou techno, des DJ ou des chorégraphes, ne méprisant aucun art et ne faisant aucune hiérarchie entre eux. Le projet d’un nouveau “cyborg-opéra” l’amène ici à travailler avec la chorégraphe belge Isabella Soupart dans le cadre d’une résidence artistique. C’est l’occasion pour la réalisatrice de plonger dans les méandres des souvenirs – ici symbolisés par des couloirs – et de partir dans un voyage musical en compagnie de cet homme qui ne tient pas en place et semble avoir trois idées à la seconde, douze projets par minute. Issu de la classe populaire, cet homme arrivé à la musique par amour pour sa professeure de piano raconte avant tout qu’elle s’inscrit dans le corps et est faite pour être vécue collectivement
C’est un mot, Schibboleh, difficilement prononçable, qui servit de checkpoint dans la Bible pour reconnaître ses ennemis. C’est une expression qui désigne aujourd’hui un signe verbal d’appartenance. Avec By the Throat, et à travers des exemples et des images captés aux 4 coins du monde, Effi et Amir nous emmène à la découverte d’une frontière solide, et pourtant invisible : celle qui définit les sons que nous pouvons émettre et les mots que nous pouvons prononcer. Un voyage troublant et passionnant au pays des phonèmes, du continuum linguistique et de la dysphonie.
Un événement mensuel en collaboration avec Cinergie.be