Les Nouveaux Commanditaires de Flandre

Un épi­sode de la série Les Nouveaux com­man­di­taires qui décrit l’in­ter­ven­tion de Luciano Fabro et la colonne ins­tal­lée à Genk.

Les Nouveaux Commanditaires de Garches

Un épi­sode de la série Les Nouveaux com­man­di­taires qui décrit l’in­ter­ven­tion d’Ettore Spalletti sur la “salle des départs” de l’Institut Raymond-Poincaré de Garches.
À Garches, dans l’Institut Raymond-Poincaré, le dépar­te­ment qui prend en charge les morts décide de réha­bi­li­ter la “salle des départs”, comme toutes et tous la nomment, l’endroit où les vivants viennent saluer leurs défunts une der­nière fois. Jusque-là lais­sée à l’abandon, déser­tée, évi­tée, cet espace est comme un point noir dans l’Institut. Mais toute l’équipe de ce dépar­te­ment désire un lieu qui apaise les vivants. Il n’est pas ques­tion seule­ment de déco­rer ou rafraî­chir une salle, mais de conce­voir un espace qui per­mette le recueille­ment et d’ “hono­rer l’homme mort”. Cette salle des départs va retrou­ver, grâce à l’écoute et au tra­vail de l’artiste ita­lien Ettore Spalletti une toute autre dimen­sion, deve­nant un espace où la cou­leur tra­vaille l’architecture, construit des états et des atmo­sphères, réa­lise un entre-deux déli­cat et spi­ri­tuel. À tra­vers des images d’archives qui docu­mentent le pro­ces­sus, des inter­views avec les com­man­di­taires et un entre­tien avec l’artiste, cet épi­sode est peut-être plus émou­vant que les autres étant don­né la gra­vi­té de son objet mais aus­si parce qu’il raconte une très belle ren­contre. À l’écoute des gens et de l’usage des lieux, Ettore Spalletti va adap­ter son pro­jet cher­chant à répondre le plus res­pec­tueu­se­ment pos­sible à la com­mande. Une fois ter­mi­née, son œuvre va tota­le­ment chan­ger le rap­port à cette salle des départs qui acquiert une véri­table place dans l’hôpital et remo­dèle même son usage. Et c’est évi­dem­ment le rap­port à la mort elle-même qui change puisque la chambre mor­tuaire, conçue par l’ar­tiste, rede­vient un espace vivant, public et com­mun au deuil.

La Vie en kit

À Charleroi, Liège et Bruxelles, trois archi­tectes et une poi­gnée d’habitant.e.s uto­pistes vont concré­ti­ser leurs idéaux de loge­ment. Tout juste sor­tis de mai 68, ils veulent démon­trer le poten­tiel révo­lu­tion­naire de l’architecture indus­tria­li­sée. Une aven­ture humaine et archi­tec­tu­rale qui les anime depuis plus de 40 ans… Que reste-t-il aujourd’hui de leurs mai­sons de demain ?

Paul Delvaux, Le Somnambule de Saint-Idesbald

Un film de Adrian Maben (1986, 60′)

Adrian Maben suit le peintre belge Paul Delvaux dans ses dif­fé­rents lieux de vie et l’é­coute se racon­ter. Un por­trait dans lequel reviennent sans cesse les motifs de sa peinture.

Dessiner pour résister – Inde : la dessinatrice Rachita Taneja

Un film de Sama Pana (2024, 52′)

En Inde, cri­ti­quer les dérives auto­ri­taires de l’État peut s’avérer dan­ge­reux. La jeune des­si­na­trice et chro­ni­queuse poli­tique Rachita Taneja en a fait les frais puis­qu’elle est en attente d’un pro­cès pour avoir iro­ni­sé sur les ins­ti­tu­tions de son pays.

Akeji, le souffle de la montagne

Un film de Mélanie Schaan & Corentin Leconte (2020, 72′)
Dans la val­lée d’Himuro, au Japon, se niche un ermi­tage au toit d’herbe. Saison après sai­son, Maître Akeji et sa femme Asako vivent entou­rés de la nature, des esprits, du souffle du vent et de l’inspiration.

Folon

Un film de Gaëtan Saint-Rémy (2021, 86′)
Folon se des­tine rapi­de­ment à une car­rière artis­tique et devient l’un des artistes belges les plus influents de la seconde moi­tié du XXe siècle. Folon à tra­vers ce docu­men­taire “se raconte” lui-même grâce à des archives inédites. Nous plon­geons dans le tra­vail artis­tique et dans la vie per­son­nelle de cet artiste pro­téi­forme qui semble suivre l’adage du less is more avec un lan­gage gra­phique simple et élémentaire.

Claude Monet à Girverny, la maison d’Alice

Un film de Philippe Piguet (2011, 52′)
Quarante-trois années durant, de 1883 à sa mort en 1926, Claude Monet a vécu à Giverny. Exactement la moi­tié de sa vie. Il y déve­loppe une aven­ture pic­tu­rale inédite : la pra­tique de la série, déve­lop­pée notam­ment à tra­vers les Meules et les Cathédrales, et enfin les Nymphéas, qui occu­pa l’artiste quelque vingt-cinq ans. A l’écart des rumeurs de la capi­tale, Claude Monet a trou­vé ses marques et por­té la pein­ture au plus haut d’une aven­ture pros­pec­tive qui devait éclai­rer le XXème siècle. Raconté par la voix d’Alice, sa seconde épouse, le film relate quelle fut la vie de cette mai­son­née orga­ni­sée autour des acti­vi­tés de l’artiste et de son jar­din… dont la noto­rié­té n’a ces­sé de croître au fil du temps.

Anna et Vincent

Un film de Françoise Levie (2015, 65′)
En Belgique, au début de 1890, Anna Boch, peintre et mécène, achète à Vincent Van Gogh, lors du Salon annuel des XX à Bruxelles, l’u­nique toile qu’il ven­dra de son vivant. Il meurt la même année. Anna fait alors l’ac­qui­si­tion d’une seconde oeuvre. Elle donne déjà à Van Gogh une impor­tance que per­sonne ne lui recon­naît encore.
Dix ans plus tard, pour­tant, elle revend ces deux tableaux, car leur éclat l’empêche de peindre. Comment expli­quer cette “riva­li­té impos­sible” entre un peintre de génie, aujourd’hui admi­ré uni­ver­sel­le­ment, et une femme qui n’a pas lais­sé de grandes traces dans l’histoire de la pein­ture ? Le cœur du film, c’est cela. La décou­verte de la per­son­na­li­té très peu connue d’Anna Boch, riche héri­tière, tra­vailleuse achar­née, mêlée à la vie artis­tique la plus féconde de son époque, et qui, sans autre guide que son amour de l’art, sacri­fie tout à la pas­sion de peindre…

Joan Mitchell, une femme dans l’abstraction

Un film de Stéphane Ghez (2022, 53′)
Avec ses toiles d’où jaillissent cou­leurs et émo­tions pures, Joan Mitchell (1925 – 1992) a mar­qué la pein­ture abs­traite amé­ri­caine. Portrait d’une artiste qui a tra­cé un pont entre l’Amérique et la France, l’abstraction et l’impressionnisme.