Phèdre ou l’explosion des corps confinés

Un film de Méryl Fortnuat Rossi (2021, 67′)

Faire, défaire, refaire, c’est le tra­vail nor­mal des comé­diens et comé­diennes. Mais lors­qu’une mala­die invi­sible vient détruire sans cesse le tra­vail, com­ment conti­nuer à créer ensemble ? Et pourquoi ?

Ils sont comé­diens et comé­diennes, dan­seurs, dan­seuses et cho­ré­graphes, elle est met­teuse en scène. Dans une salle de répé­ti­tion, ces artistes tra­vaillent sur la tra­gé­die Phèdre, écrite par Jean Racine en 1677, et qui devrait être mon­trée au Théâtre des Martyrs, à Bruxelles. Sauf que… nous sommes en mars 2021. Ils sont comé­diens et comé­diennes, dan­seurs, dan­seuses et cho­ré­graphe, elle est met­teuse en scène. Ensemble, ces artistes essaient de mon­ter Phèdre, une pièce sur un mal invi­sible… Au gré des confi­ne­ments, décon­fi­ne­ments, ouver­ture, annu­la­tion, espoir, avis diver­gents, les artistes aux nerfs de plus en plus éprou­vés se retrouvent ensemble autour d’un pro­jet qui, peu à peu, semble leur échap­per. Dans un monde qui, déjà, a per­du ses cou­leurs, il va être ques­tion de mettre en mots, en corps, en espace et en voix, toutes les blessures.

Les femmes préfèrent en rire

Un film de Marie Mandy (2021, 52′)

Le fémi­nisme a‑t-il besoin du rire pour se pro­pa­ger ? C’est ce que pense une nou­velle géné­ra­tion de femmes humo­ristes. Elles reven­diquent, grâce à l’humour, un fémi­nisme salu­taire et apai­sé, bien­ve­nu après la vague #MeToo. Effrontées et prô­nant leur fémi­ni­té, elles parlent d’elles, de leurs com­bats et de leur vision poli­tique dans l’espoir de faire évo­luer les men­ta­li­tés. Depuis quelques années, les femmes humo­ristes et les stand-upeuses se bous­culent sur les pla­teaux. Mordantes, inso­lentes, le regard aigui­sé, elles déploient leurs armes de déri­sion mas­sive. Assumées, et en par­tie issues de la diver­si­té, elles insufflent un vent nou­veau dans le milieu du one(wo)men-show. Elles n’épargnent rien ni per­sonne, et abordent avec une légè­re­té déjan­tée des sujets encore tabous. Violences conju­gales, sexisme, har­cè­le­ment, consen­te­ment, rap­ports sexuels, règles, patriar­cat, inceste, port du voile, reli­gion, mater­ni­té … Tout y passe. Partant de leur vécu (règle d’or du stand-up : tout doit être vrai – ou presque) elles ali­mentent une impro­bable liai­son entre fémi­nisme et humour, et inversement.

La Vénerie et le Centre du Film sur l’Art ont déci­dé de mettre à l’honneur des femmes artistes, devant et der­rière la camé­ra. Cinq réa­li­sa­trices talen­tueuses vont nous emme­ner à tra­vers leurs films docu­men­taires à la ren­contre d’artistes et de per­son­na­li­tés remar­quables. Les Mardis de l’Art vous invitent à entrer dans leur uni­vers. Leur objec­tif com­mun ? Changer notre regard sur le monde et sur l’art. Leurs armes ? Une camé­ra (Delphine et Carole, les insou­muses et Marceline, une femme, un siècle), l’humour (Les femmes pré­fèrent en rire), la méta­mor­phose (The Ballad of Genesis and Lady Jaye) et l’amour du beau (Cezanne).

The Ballad of Genesis and Lady Jaye

Un film de Marie Losier (2011, 68′)

Le docu­men­taire retrace l’histoire hors norme de l’artiste Genesis Breyer P‑Orridge et de sa femme et par­te­naire artis­tique, Lady Jaye, qui par amour ont déci­dé de se fondre en une seule enti­té. Artiste majeur de l’avant-garde new-yor­kaise de ces 30 der­nières années, consi­dé­ré comme l’un des pères de la musique indus­trielle, Genesis a défié les limites de l’art et de la bio­lo­gie. En 2000, il débute une série d’opérations afin de res­sem­bler trait pour trait à Lady Jaye, une per­for­mance ris­quée, ambi­tieuse et sub­ver­sive. The Ballad of Genesis and Lady Jaye relate cet acte ultime d’amour et de dévotion.

La Vénerie et le Centre du Film sur l’Art ont déci­dé de mettre à l’honneur des femmes artistes, devant et der­rière la camé­ra. Cinq réa­li­sa­trices talen­tueuses vont nous emme­ner à tra­vers leurs films docu­men­taires à la ren­contre d’artistes et de per­son­na­li­tés remar­quables. Les Mardis de l’Art vous invitent à entrer dans leur uni­vers. Leur objec­tif com­mun ? Changer notre regard sur le monde et sur l’art. Leurs armes ? Une camé­ra (Delphine et Carole, les insou­muses et Marceline, une femme, un siècle), l’humour (Les femmes pré­fèrent en rire), la méta­mor­phose (The Ballad of Genesis and Lady Jaye) et l’amour du beau (Cezanne).

La face cachée de l’art américain

Un film de François Lévy-Kuentz (2018, 52′)

Ce docu­men­taire, riche d’archives en cou­leur, revient en détail sur la manière dont les États-Unis, pro­fi­tant du chaos engen­dré par le second conflit mon­dial, de la détresse euro­péenne, puis de la guerre froide, ont uti­li­sé les artistes.

 

Costakis, le collectionneur

Un film de Barrie Gavin (1983, 60′)

Portrait de George Costakis qui consti­tua une des plus grandes col­lec­tions d’a­vant-garde russe. Il prend place par­mi les grands col­lec­tion­neurs du 20e siècle, et c’est grâce à son flair et à sa patience infa­ti­gable que nous pou­vons aujourd’­hui avoir une meilleure com­pré­hen­sion de l’a­vant-garde russe.

 

Le cristal et la fumée

Un film de Serge Steyer et Stéphane Manchematin (2014, 52′)

Portrait sen­sible du plas­ti­cien Patrick Neu qui déve­loppe, depuis plus de trente ans, un tra­vail avec des matières fra­giles : ailes d’abeilles et de papillons, suie, cris­tal, cire, mues de ser­pent, coquilles d’œufs…

Objets surréalistes, avez-vous donc une âme ?

Un film de Jean-Paul Fargier (2002, 52′)

Richement docu­men­té, le film de Jean-Paul Fargier décrit le sur­réa­lisme à tra­vers les rap­ports nou­veaux, révo­lu­tion­naires et per­tur­ba­teurs que le mou­ve­ment artis­tique a ins­tau­ré avec les objets.

Dans le cadre de l’ex­po­si­tion Inside Magritte, jus­qu’au 6 mars à La Boverie (Liège).

 

Botero

Un film de Don Millar (2018, 82′)

Fernando Botero a expo­sé par­tout dans le monde et son style est aisé­ment recon­nais­sable. Mais der­rière le peintre, quelle vie. Nous sui­vons un artiste auto­di­dacte incon­nu de Colombie, qui se pro­pulse au som­met du monde de l’art. Le film réunit l’homme et son art pour cap­tu­rer l’essence de Botero.
Dans le cadre de l’ex­po­si­tion Fernando Botero. Au-delà des formes au BAM (jus­qu’au 30 jan­vier 2022).

 

L’archipel Carpaccio

Un film de Pierre Samson (1978, 41′)

À par­tir de son texte inti­tu­lé ‘Esthétique sur Carpaccio’, le phi­lo­sophe Michel Serres explore l’espace de la ville de Venise et les tableaux de ce peintre du 15e siècle qui a figu­ré les che­mi­ne­ments de la com­mu­ni­ca­tion humaine.

Dans le cade de l’exposition Autour de Raphaël. Estampes du musée Wittert au Grand Curtius, jus­qu’au 16 janvier.

A Bigger Splash

Un film de Jack Hazan (1973, 106′)

À tra­vers un fas­ci­nant mélange de fic­tion et de docu­men­taire, A Bigger Splash, emprun­tant son titre à une toile épo­nyme peinte en 1967, offre un regard inédit sur le tra­vail du peintre David Hockney ain­si que sur la genèse et l’exécution d’une œuvre à la croi­sée du pop art et de l’hyperréalisme.