Alechinsky, l’œil du peintre

Alechinsky, l’œil du peintre

  • 70'
  • 1997
  • VF
Réalisation : Robert Bober

Conception, scénarisation : Pierre Dumayet | Image : Jean-Claude Ducouret | Son : Daniel Deshays | Lumière : Gilles Cousteix, Philippe Gibert | Photographies : Guy Le Querrec, Magnum | Montage : Michele Loncol | Production : La Sept/Arte, VF Production | Pays : France

  • 70'
  • 1997
  • VF

Résumé

Au départ, l'idée de demander à Pierre Alechinsky ce qu’il pense de la reproduction de ses tableaux captés par une caméra. Mais très vite, le peintre va entraîner le cinéaste dans son univers.

Avis

Au départ, une idée de cinéaste : demander à Pierre Alechinsky ce qu’il pense de la reproduction de ses tableaux captés par une caméra de télévision. Est-ce que les couleurs sont exactes et sinon comment arriver à une plus grande fidélité ? Ce postulat purement technique tourne court et c’est le peintre qui va entraîner le réalisateur sur son territoire et le faire entrer dans ses interrogations. C'est là que le film devient passionnant, ouvert comme une grande conversation. Pourquoi est-il passé de la peinture verticale où la toile est posée sur un chevalet, à la gestuelle orientale où le papier est posé à même le sol ? Comment s’est faite sa découverte de l’acrylique avec l'œuvre charnière 'Central Park' (1964) ? D’où est venue l’idée des "remarques marginales" mises autour d'un motif central ? Que lui a appris la calligraphie japonaise ? Comment utilise-t-il les papiers anciens, lettres, cartes de géographie, factures du siècle passé ? Le film s'achève sur les séquences fascinantes de l’élaboration d’une œuvre où l’on voit le peintre entrer en création, faire et expliquer ses choix et ses gestes, commenter son travail. Cette structure vivante où l’intervieweur n’est qu’un orienteur donne à ce film une liberté et une intelligence qui gomment toute information au profit de la rencontre : il s'agit d'un portrait juste.

Pierre Alechinsky °1927Belgique
Entre 1944 et 1948, Pierre Alechinsky fait des études de typographie et d’illustration à La Cambre et se met également à la peinture. En 1947, il intègre le groupe Jeune Peinture Belge, puis rejoint CoBrA en 1949 suite à sa rencontre avec Christian Dotremont. À la dissolution du groupe en 1951, Alechinsky s'installe à Paris et les expositions se multiplient. Il est le représentant belge à la Biennale de Venise en 1960. La technique d'Alechinsky évolue puisqu'il abandonne l’huile pour l’encre avant de découvrir la peinture acrylique à New York, produisant des œuvres qui mêlent expressionnisme et surréalisme. Son œuvre la plus célèbre - 'Central Park' (1965) - inaugure ses tableaux à "remarques marginales" inspirés de la bande dessinée.
Robert Bober °1931France
Écrivain, scénariste, réalisateur d’origine polonaise, Robert Bober grandit en France où sa famille trouve refuge en 1933. Toute son œuvre, son parcours, ses amitiés seront construites autour de cette enfance violentée par le nazisme. Assistant de François Truffaut, il passe lui-même à la réalisation en 1967 avec un premier documentaire pour la télévision : 'Cholem Aleichem, un écrivain de langue Yiddish'. À partir des années 1980, en collaboration avec Pierre Dumayet, il réalise des portraits d’auteurs tels que Paul Valéry, Gustave Flaubert ou Georges Perec dont il est l’ami.
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