Georges Braque ou le temps différent

Artiste : Georges Braque

Georges Braque ou le temps différent

  • 80'
  • 1974
  • VF
Réalisation : Frédéric Rossif

Image : Jean Tournier, Bernard Zitzermann | Son : Harrick Maury, Pierre Boucat | Montage : Geneviève Winding | Musique : Vangelis Papathanassiou | Commentaire : Jean Lescure dit par Suzanne Flon, Pierre Vaneck | Extraits de : 'Georges Braque', 'Mourir à Madrid', 'Le Temps du ghetto', 'Encore Paris', 'La chute de Berlin', 'Donner à voir', 'Pourquoi l’Amérique', 'Révolution d’octobre', 'Liberté de blâmer' | Photos : Brassai, René Dazy, Robert Doisneau, Giraudon, Mariette Lachaud, Roger Viollet, Jean-Paul Ziolo | Production : Télé-Hachette | Pays : France

  • 80'
  • 1974
  • VF

Résumé

Georges Braque fut, avec Pablo Picasso, le grand acteur du cubisme. Frédéric Rossif dresse de lui un portrait riche d'archives, de documents, de témoignages et d'interviews, éclairé sans cesse par l'histoire tourmentée de son siècle.

Avis

"Je ne suis pas un révolutionnaire, je ne cherche pas l’exaltation mais la ferveur". Peut-être est-ce le propos de Georges Braque qui a poussé Frédéric Rossif à axer son film sur l’opposition d’une œuvre qui prend le temps de la création contre l’Histoire qui dévore le temps (avec les guerres, les crises idéologiques, les conflits sociaux). Si ce postulat est contestable, le film apporte de précieux documents et témoignages. L’Estaque, d’abord, où Georges braque va inventer le cubisme, des détails signifiants de sa vie quotidienne : il aimait la boxe, le cinéma, le vélo, les voitures, la rigueur et la rapidité (voir les témoignages de sa servante Mariette), et aussi chanter avec sa femme. Des éléments de son travail : on le suit dans son atelier, dans ses gestes, dans ses hésitations. Des propos critiques : Jean Paulhan et l’invention du premier papier collé, le commentaire de Jean Leymarie sur 'Le billard'. Un film plein de qualités qui dit beaucoup de choses sur un peintre et le met dans une nouvelle perspective. Savoir si cette perspective est juste est difficile, lui qui disait : "Comment me serais-je trompé ? Je ne savais pas ce que je voulais."

Georges Braque 1882-1963France
Après avoir suivi des cours du soir à l’École des Beaux-Arts du Havre, Georges Braque s'installe à Paris à dix-huit où il fréquente l’Académie Humbert. Il prend un atelier en 1904 et se lie d’amitié avec Othon Friesz qui l’entraine vers le fauvisme. Après la vente de ses premières toiles au Salon des indépendants, Braque signe un contrat avec le galeriste Kahnweiler en 1907, ce qui lui permet de rencontrer Picasso dont la toile 'Les Demoiselles d’Avignon' est une révélation. Il s’engage alors dans le mouvement cubiste. C’est d’ailleurs lors d’une exposition de Braque chez Kahnweiler (fin 1908) que le critique Louis Vauxcelles lance le mot "cube". Grièvement blessé lors de la guerre 1914-1918, il adopte un style plus coloré et réaliste. Figure majeure du cubisme, Georges Braque est également un illustrateur apprécié par Guillaume Apollinaire et Paul Éluard.
Frédéric Rossif 1922-1990France
Collaborateur à la Cinémathèque française, Frédéric Rossif organise un festival d'avant-garde à Antibes en 1949 et 1950. Il entre à l'ORTF en 1952 et se spécialise dans le documentaire animalier et le documentaire de montage avec des images d'archives. Il réalise également des portraits d'artistes sur Georges Braque, Georges Mathieu ou encore Pablo Picasso et collabore étroitement avec des compositeurs (Jean-Michel Jarre, Vangelis).
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