Robert Doisneau, tout simplement

Artiste : Robert Doisneau

Robert Doisneau, tout simplement

  • 67'
  • 2000
  • VF
Réalisation : Patrick Jeudy

Montage : Françoise Trubaut | Illustration musicale : Laurent Lesouro | Mixage : Laurent Dupuis | Conformation et étalonnage : Nicolas Tchantchinoff | Documentation : Michèle Gouts,Valérie Combard | Production : Patrick Jeudy, Agence Rapho, Le Point du Jour | Pays : France

  • 67'
  • 2000
  • VF

Résumé

Un film comme une balade dans un album photo. Photos connues ou inconnues, la voix de Robert Doisneau nous accompagne dans un monde qui n'existe plus.

Avis

Un film simplement livré à la parole et aux clichés d’un photographe. Robert Doisneau parle et commente ses images, livrant sa philosophie du regard. Né à Gentilly dans la banlieue parisienne, il va être le témoin de ce que l’on appelle les petites choses de la vie, "le malheur est très photogénique, et moi j’ai envie de montrer le bonheur." Dans ses attentes, en une journée de chasse aux images, une ou deux photos lui sont données par le hasard, dit-il. Il capte les faubourgs pauvres et les gens désœuvrés, les amoureuses et amoureux des bancs publics, les accoudés aux bistrots, la rue, les marchandes et marchands des quatre saisons et les enfants des écoles. On lui doit aussi les merveilleuses photos de 'Léautaud aux chats', de 'Picasso aux mains en petits pains', de 'Cendrars à la cigarette'. Il attend que la vie lui livre l’instant où le merveilleux de l’humain, se donne, où un geste, un regard expriment l’indicible, "les choses cachées derrière les choses" comme disait son ami Jacques Prévert. Et comme il est timide, il n’est pas un photographe du gros plan, du très près. Le décor est là, tout aussi présent et prégnant que la présence du personnage. Doisneau parle, les photos défilent soutenues par un accompagnement sonore puisé dans les films ou les rengaines de l’époque. En quarante ans de déambulation dans Paris, non seulement il a fait le portrait d’une manière d’être et de vivre, mais il a mis des images sur des mots graves et abstraits comme la solitude, la tendresse, la beauté ou la drôlerie.

Robert Doisneau 1912-1994France
Photographe d’après-guerre des plus populaires, Robert Doisneau étudie la gravure-lithographie et rejoint l’atelier Ullmann, pour la photographie publicitaire. Son premier reportage est diffusé dans l’Excelsior en 1932 et Renault l’engage comme photographe industriel, avant de le licencier pour ses retards répétés. Robert Doisneau devient alors photographe indépendant. La guerre passée, il réalise de nombreux reportages sur des sujets très divers, en France et à l’étranger. Mais son succès naît de son obstination à circuler "là où il n’y a rien à voir". Promeneur patient, Robert Doisneau s’intéresse au quotidien, à la petite histoire que vient sublimer un rayon de soleil, là, sur le bitume. C’est 'Le Baiser de l'hôtel de ville', ou autant d’artisans, clochards, gamins, bateleurs et bistrots parisiens, portraits à la fois doux et ironiques, d’une grande humanité.
Patrick Jeudy °1948France
Réalisateur, Patrick jeudy a signé de nombreux documentaires pour France télévisions et Arte. Il s’intéresse particulièrement à l’histoire française et américaine et aux destins tragiques tels que ceux des Kennedy ou Marilyn Monroe.
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