Robert Doisneau

Artiste : Robert Doisneau

Robert Doisneau

  • 13'
  • 1989
  • VF
Réalisation : Sylvain Roumette

Son : Frédéric Gremeaux | Montage : Denis Blanchard | Commentaire : Robert Doisneau | Coproduction : CNP, La Sept et RIFF | Pays : France

  • 13'
  • 1989
  • VF

Résumé

Contacts est une série sur les photographes. Cet épisode est consacré à Robert Doisneau. Le photographe commente avec charme et modestie les moments qui ont rendu possibles ses célèbres clichés.

Avis

Le photographe français Robert Doisneau est, avec Willy Ronis, Izis et d'autres l'un des principaux représentants du courant de la photographie humaniste française. On lui doit de nombreux clichés devenus incontournables comme le 'Baiser de l'Hôtel de ville' ou ses photographies d'écoliers, qui ont fortement marqué l'imaginaire collectif et les représentations de la France. Photographie après photographie, discret sur sa vie et modeste, il commente ici son travail sans revendication d'aucune sorte. Puisque ses photographies guettent l'anecdote, il en raconte simplement les petites histoires cachées avec les mêmes tonalités d'humour et de tendresse qui caractérisent ses clichés. Bref, Doisneau fait du Doisneau. Il est dans la lignée de Jacques Prévert, proche du peuple. Tout son film est porté par sa voix, son rapport au monde, avec son accent, ses jeux de mots. Les planches de contact défilent de droite à gauche, de haut en bas. Il en parle, il en rit. Il est simple et magnifique et de son discours sort "la bonne photo". Celle où il se passe quelque chose, dans un rapport géométrique à l’espace (il affectionne la lettre A comme figure de construction), dans l’organisation scénographique d’un groupe, dans la gestion du vide, dans la rencontre du hasard, du bizarre ou de l’invraisemblable. Il donne un nom à chacune de ses photos, prises à Paris dans ses promenades de guetteur où il ne cherche rien et où il attend tout. Alors viennent à lui une statue de Maillol qu’on déménage, des tueurs mélomanes, des enfants qui jouent, un gamin qui saute, un homme qui revient d’une fête. C’est juste. Il dit simplement qu’il était là. Et ses commentaires sont de vraies petites histoires pleines de charme.

Robert Doisneau 1912-1994France
Photographe d’après-guerre des plus populaires, Robert Doisneau étudie la gravure-lithographie et rejoint l’atelier Ullmann, pour la photographie publicitaire. Son premier reportage est diffusé dans l’Excelsior en 1932 et Renault l’engage comme photographe industriel, avant de le licencier pour ses retards répétés. Robert Doisneau devient alors photographe indépendant. La guerre passée, il réalise de nombreux reportages sur des sujets très divers, en France et à l’étranger. Mais son succès naît de son obstination à circuler "là où il n’y a rien à voir". Promeneur patient, Robert Doisneau s’intéresse au quotidien, à la petite histoire que vient sublimer un rayon de soleil, là, sur le bitume. C’est 'Le Baiser de l'hôtel de ville', ou autant d’artisans, clochards, gamins, bateleurs et bistrots parisiens, portraits à la fois doux et ironiques, d’une grande humanité.
Sylvain Roumette France
Auteur de nombreux documentaires, Sylvain Roumette travaille pour la série Des plantes et des hommes et la collection Contacts sur la photographie. Il réalise un portrait de l’écrivain bengali Rabindranath Tagore en 1995. Il est également scénariste et écrivain. On lui doit plusieurs romans et un essai sur Robert Doisneau 'Lettre à un aveugle' .
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