Calatrava, Dieu ne joue pas aux dés

Calatrava, Dieu ne joue pas aux dés

  • 52'
  • 2000
  • VO ES stFR
Réalisation : Catherine Adda

Image : Ned Burgess | Son et musique : Eric Thomas | Mixage : Stéphane Larrat | Montage : Catherine Adda, Claudio Martinez | Palette graphique : Loïc Adam | Banc titre : Virginie Tasse | Production : Robertina Calatrava, Richard Coppans, Les films d’ici, Arte | Pays : France

  • 52'
  • 2000
  • VO ES stFR

Résumé

Catherine Adda filme les réalisations de l'architecte espagnol Santiago Calatrava en se mettant à l'écoute de cet artiste qui tisse des ponts entre les corps vivants et les architectures urbaines.

Avis

Les ponts de Séville ou Bilbao, les gares de Lisbonne et de Zurich ou celle du TGV de l’aéroport de Lyon, le métro et le cinéma sphérique de Valence, la tour Montjuic de Barcelone, le centre de secours de Saint Gall sont des œuvres de l’Espagnol Santiago Calatrava, un des grands noms de l’architecture contemporaine. C’est justement à une leçon d’architecture que nous convie le film de Catherine Adda. Une leçon lumineuse devant laquelle la cinéaste s’efface, laissant la place au déroulement limpide et rigoureux d’une pensée et d’une réflexion sur les espaces publics, lieux où l’on peut rendre aux sites leur dignité. Quelques plans montrent l’édifice achevé et son intégration dans le tissu urbain. La main de l’architecte trace les croquis, les dessins qui ont servi de point de départ à l’ouvrage. Tous sont liés à l’observation du corps humain ou à celle de la nature, arbres ou feuilles : halls comme des forêts, ponts comme des bras tendus, arches comme des corps en extension, toits qui s’ouvrent et se ferment tels des fleurs. Et Santiago Calatrava explique sa conception des bâtiments, discours qui n’a rien de technique ou d’aride, mais qui fait appel à une réflexion humaniste et organique puisqu’il se réfère au vivant pour imaginer des structures spatiales et abstraites. Une musique analogique ponctue certaines séquences. Un bon document respectueux d’une création exceptionnellement riche et d’un créateur excellent pédagogue.

Santiago Calavatra °1951Espagne
Le travail architectural de Santiago Calavatra se situe entre une veine baroque et néo-gothique proche de Gaudi et une rigueur à la Frank Lloyd Wright. Son idée de l’organicité ne se définit pas comme une simple imitation de la nature, mais comme une structure globale aux parties étroitement liées entre elles. Sa renommée internationale est telle que Santiago Calavatra travaille tant en Espagne qu’en France, en Suisse ou en Allemagne, où il a en charge d’importantes commandes publiques.
Catherine Adda France
Après des études de lettres et de cinéma à la Sorbonne, Catherine Adda se consacre au montage de films documentaires et travaille, entre autres, avec Chris Marker, Stan Neumann et Henri Colomer. À partir de 1996, elle travaille pour la série Architectures, et réalise 'Le familistère : une cité radieuse au 19 siècle', 'Satolas-TGV : un monument à la campagne' et en 2000 'L’école des Beaux-Arts de Paris.'
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