Jim Jarmusch, poèmes sur pellicule

Artiste : Jim Jarmusch
Artistes évoqués :
Nicholas Ray

Jim Jarmusch, poèmes sur pellicule

  • 54'
  • 2018
  • VF
Réalisation : Stephan Cornic

Image, son : Stefan Cornic | Montage : Adrien Guilloteau | Musique originale : Geoffroy Cantou-Carrassoumet | Production : Tamara Films, Ciné+

  • 54'
  • 2018
  • VF

Résumé

Entre New York et Paris, extraits de films et interviews, ce documentaire retrace le parcours du cinéaste indépendant, dont l'œuvre est nourrie de musique et de poésie.

Avis

Musicien et féru de poésie anglaise et new-yorkaise, Jim Jarmusch marque le cinéma indépendant depuis son film ‘Stranger Than Paradise’ (1984), un road movie déjanté qui reçut la Caméra d’Or à Cannes. Depuis ses débuts, le cinéaste entretient un rapport intime avec la poésie contemporaine (William Burroughs, William Blake, Robert Frost, William Carlos Williams…) et est devenu aujourd'hui un emblème de la contre-culture. Odes poético-mélancoliques aux personnages en marge errants à la recherche d'un ailleurs indéfini et soumis au hasard des rencontres, ses films sont également fortement influencés par la bande dessinée, le néo-réalisme italien, le rock et la série noire. Le documentaire de Stefan Cornic revient sur la filmographie dense et intrigante du réalisateur et interroge celles et ceux qui ont travaillé avec lui (le directeur de la photographie Frederick Elmes, les actrices Golshifteh Farahani et Béatrice Dalle), ses proches (le poète Ron Padgett, l’écrivain Luc Sante) et d’autres personnalités du monde du cinéma et de la critique. Si le film ‘Paterson’ (2016) était une adaptation libre du célèbre poème éponyme de William Carlos William, l’importance de la poésie dans son travail ne date pas de ce film. Au caractère contemplatif et poétique de tous ses longs-métrages, s’ajoute le cas particulier de ‘Dead Man’, western inspiré directement des poèmes de William Blake. Avec de nombreux extraits et des interviews, le film brosse le portrait énigmatique d’un artiste qui, depuis quarante ans, poursuit un œuvre d'une grande cohérence, à la fois minimaliste, personnelle, libre et désenchantée.

Jim Jarmusch °1953États-Unis
C’est en découvrant les films de Yasujirō Ozu et Kenji Mizoguchi à la Cinémathèque française que Jim Jarmusch, jeune homme de l’Ohio en voyage à Paris, décide s’inscrire en école de cinéma. Son film de fin d’études, ‘Permanent Vacation’, trace l’errance caniculaire d’un vagabond dans les rues de Manhattan. S’y retrouvent déjà tous les éléments qui feront son cinéma : dandysme désabusé, entre flegme et coolitude punk, description des marginaux et de quotidiens décalés. Affirmant son style avec un goût pour le plan-séquence et les montages contemplatifs et musicaux, il incarne le renouveau du cinéma américain des années 1980. À Paterson, ville de William Carlos Williams, Jim Jarmusch met en scène le quotidien simple et onirique d’un chauffeur de bus poète.
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