Les Nouveaux Commanditaires de Turin

Artistes évoqués :
Lucia OrtaStefano ArientiClaudia Losi

Les Nouveaux Commanditaires de Turin

  • 26'
  • 2010
  • VF

Montage : Estelle Lacombe | Production : HB Projet, Objet de Production, Anna Sanders Films, Fondation de France | Pays : France

  • 26'
  • 2010
  • VF

Résumé

Un épisode de la série Les Nouveaux commanditaires qui décrit l'intervention de Massimo Bartolini dans la Chapelle Anselmetti.

Avis

Chaque épisode des Nouveaux Commanditaires s’ouvre sur cette question : "Qui dira maintenant la raison d’être de l’art ?" À l’initiative de l’association Les Nouveaux Commanditaires, l’artiste belge François Hers lance, en 1996, un programme de financement de commandes d’œuvres d’art qui émanent de la société civile. Cette action permet à des personnes confrontées à des enjeux de société ou de développement d’un territoire d’associer des artistes à leurs préoccupations. Son originalité repose sur une conjonction nouvelle entre l’artiste, un collectif citoyen commanditaire et une personne chargée de la médiation culturelle, de même que des partenaires publics et privés : toutes et tous collaborent autour d’un projet. Les films de François Hers et de Jérôme Poggi remontent le cours de neuf de ces projets, en France et en Europe.
Construit principalement autour du travail de l’artiste italien Massimo Bartolini dans la Chapelle Anselmetti, cet épisode des Nouveaux commanditaires aborde aussi les œuvres présentes dans la ville de Turin : celles de Lucia Orta ('Totipotent Architecture'), Stefano Arienti ('Multiplayers') et Claudia Losi ('Jardin Transatlantique'). Turin, ancien pôle industriel de l’Italie, vit désormais au rythme d’une paupérisation grandissante. La ville est traversée de friches, de trous, de lieux abandonnés. Plus théorique et foisonnant, l’intérêt de ce nouveau chapitre des Nouveaux commanditaires est double. D’abord, il met en scène l’enjeu des commanditaires à une échelle plus vaste, celle de la ville entière à travers plusieurs œuvres. Ensuite, il déplie toute la portée politique et les multiples enjeux de cette nouvelle pratique qu’installe le protocole des Nouveaux Commanditaires. En montrant comment tout un quartier s'empare de son histoire avec la Chapelle Anselmetti et d'autres exemples d'œuvres disséminées à travers la ville, c'est le rapport entre une population et son territoire qui est questionnée. Réappropriation et mise en partage d’un espace commun, réhabilitation des lieux et, à travers eux, enracinement des habitantes et habitants dans leur environnement. Comme le conclut l’une des médiatrices ici interviewée, "ce n’est pas l’art réalisé qui est politique, c’est la méthode grâce à laquelle il est réalisé qui est politique."

Massimo Bartolini °1962Italie
Son travail conjugue une grande variété de matériaux et techniques : Massimo Bartolini expérimente tant la sculpture que la photographie, le dessin à l’encre, la vidéo ou la performance. Ses installations jouent avec aisance de la lumière, l’odeur et le son, formant des espaces qui déstabilisent et désorientent les sens du spectateur. Il ouvre ainsi à l’illusion, un état méditatif dont les frontières entre l’instable et le permanant ne sont jamais définies, toujours poreuses, joue sur l'attente et questionne le regard. En 2009 et 2013, Massimo Bartolini rejoint le pavillon italien de la Biennale de Venise puis expose à la dOCUMENTA ou encore à Kassel et Yokohama, multipliant les expositions de par le monde.
François Hers °1943Belgique
Artiste et écrivain, François Hers a construit une œuvre fondée sur le désir de sortir l’art des musées. Que ce soit dans sa pratique de la photographie, dans ses installations ou dans ses ouvrages, François Hers interroge les relations entre l’art et le milieu où il est créé. De 1983 à 1988, il conçoit et dirige la mission photographique de la Datar. Directeur de la Fondation Hartung-Bergman depuis sa création en 1994 jusqu'en 2014, il est responsable de la culture à la Fondation de France depuis 1989, et concepteur du protocole des Nouveaux commanditaires.
Jérôme Poggi France
Historien et critique d’art, spécialisé dans l’histoire du commerce de l’art, Jérôme Poggi est diplômé de l’École Centrale, mais aussi de l’EHESS et il est titulaire d’un master en histoire de l’art. Auteur de nombreux articles, ouvrages et films documentaires, il a fondé sa galerie en 2009. Il est médiateur agréé par la Fondation de France pour l’action des Nouveaux Commanditaires.
Rent Les Nouveaux Commanditaires de Turin using the form