Marceline, une femme, un siècle

Marceline, une femme, un siècle

  • 58'
  • 2018
  • VF
Réalisation : Cordelia Dvoràk

Image : Georgi Lazarevski, Susanna Salonen, Bettina Borgfeld, Thomas Bataille | Son : Stephan Bauer, Daniel Waldhecker, Stephan Raphael Grüning | Montage : Laurence Miller | Musique originale : Jan Tilman Schade | Production : ELDA Productions, Windmill Film, Avrotros, France 3 Grand Est | Participation : Fondation pour la Mémoire de la Shoah, CNC, Procirep, Angoa-Agicoa, Fondation pour la Mémoire de la Shoah, France Télévisions

  • 58'
  • 2018
  • VF

Résumé

Portrait de la cinéaste et autrice Marceline Loridan-Ivens, figure de la résistance et féministe engagée.

Avis

"Rouquine, juive, gauchère, étrangère." Ce portrait croqué en vitesse de Marceline Rozenberg, c’est elle-même qui nous l'offre : Marceline n’a jamais eu besoin des autres pour se définir ou pour trouver sa place dans le monde. Née de parents juifs polonais immigrés en France, rescapée des camps nazis, camarade de déportation de Simone Veil, compagne du cinéaste Joris Ivens, Marceline Rozenberg va devenir Marceline Loridan-Ivens, et rester toute sa vie une femme libre, engagée ainsi qu'une cinéaste passionnée. Car ce n’est pas au départ par l’écriture ou la parole publique qu'elle va rompre le silence sur sa déportation, mais par l’intermédiaire du cinéma, et plus spécialement dans un documentaire de cinéma-vérité signé Jean Rouch et Edgar Morin intitulé 'Chroniques d’un été'. Si 'Marceline une femme un siècle' est, bien entendu, le portrait d’une artiste et d’une témoin majeure du 20e siècle, il est aussi un film sur le cinéma et la survie grâce à cet art. Le récit, agrémenté d’archives filmées exceptionnelles, de photographies inédites et du témoignage de ses proches se nourrit surtout de l'énergie et de la verve de cette femme alors âgée de 90 ans qui n’a rien perdu de son impertinence pour parler d’histoire, de politique ou d'art. Ses films sur l'indépendance algérienne, la lutte pour l'indépendance vietnamienne ou encore de la Révolution culturelle en Chine resteront les témoignages de sa vision du monde et de la liberté. Marceline Loridan-Ivens est morte en 2018.

Marceline Loridan-Ivens 1928-2018France
Dans ‘Chronique d’un été’, Marceline Loridan-Ivens se découvre au cinéma vérité en se confiant sur son histoire : la déportation à Auschwitz, la survivance, les marques et le vide laissé par son père qui ne revint pas. Elle adhère un temps au Parti communiste, puis milite contre la guerre d’Algérie et devient « porteuse de valises » pour le FLN. Avec Joris Ivens, son mari, elle voyage en Chine où elle tourne une série de quatorze documentaires sur la Révolution culturelle, ‘Comment Yukong déplaça les montagnes’. Le tournage s'arrête précipitamment suite aux critiques de Jiang Qing, l’épouse de Mao, les cinéastes doivent fuir. Après plusieurs autobiographies, elle revient sur les traces de son passé dans un dernier film, ‘La Petite prairie aux bouleaux’.
Cordelia Dvoràk Allemagne
À la fois metteuse en scène, productrice, autrice, photographe et costumière, Cordelia Dvoràk se distingue comme cinéaste. Elle réalise d'abord 'Bailar Para Vivir' (2003), puis 'John Berger ou la mémoire du regard' (2016) : un portrait de ce critique littéraire, auteur de fiction, essayiste, poète et peintre londonien.
Rent Marceline, une femme, un siècle using the form