Rien ne s’efface

Artiste : Naomi Kawase

Rien ne s’efface

  • 52'
  • 2018
  • VF
Réalisation : Laetitia Mikles

Image : Laetitia Mikles | Son : Victor Pereira | Montage : Marie-Pierre Frappier | Production : CinéCinéma, Zeugma Films | Participation : Angoa-Agicoa, CNC, Procirep

  • 52'
  • 2018
  • VF

Résumé

Trois cadeaux sont le point de départ du dialogue que la cinéaste française Laetitia Mikles va engager avec la cinéaste japonaise Naomi Kawase.

Avis

En 2000, la cinéaste Laetitia Mikles enregistre une longue conversation avec la cinéaste japonaise Naomi Kawase. L'enregistrement s'avère inutilisable. Huit ans plus tard, elle embarque pour le Japon avec trois présents dans son sac : une caméra Super 8, un ex-voto en bois pour prier les dieux et une photo prise huit ans auparavant. Cette deuxième rencontre aura lieu chez Naomi Kawase dans sa ville de naissance, Nara.
Au fil du film, le témoignage autobiographique (un père inconnu, une mère absente, une grand-mère essentielle) révèle bien vite un geste cinématographique où la caméra est une sorte de prolongement du corps de la cinéaste et de ses sensations. La matière du Super 8, ses tremblements, la désynchronisation de l’image et du son et les effets de distanciation de la cinéaste par rapport à elle-même, nous font partager une expérience sensorielle singulière. Ce film, écrit à la première personne, tisse ce dialogue à de nombreux extraits, des premiers essais autobiographiques aux longs-métrages de fiction de la cinéaste. Matière sensible.

Naomi Kawase °1969Japon
Cinéaste de l’intime, Naomi Kawase étudie la photographie à l’École des Arts Visuels d’Ōsaka et s’initie à la réalisation à travers divers court-métrages expérimentaux. Ses œuvres traduisent une grande sensibilité. Elle part à la recherche de son père inconnu dans le documentaire autobiographique ‘Dans ses bras’, tout en introspection. Son premier film de fiction, ‘Susaku’, est sacré Caméra d’or au festival de Cannes, suivi par le Grand Prix du Jury dix ans plus tard pour 'La Forêt de Mogari’. Pour écrire 'Hanezu', elle revient à son paysage natal et s'inspire de légendes locales.
Laetitia Mikles °1971États-Unis
Réalisatrice et scénariste, Laetitia Mikles fait des portraits d’artistes : la cinéaste japonaise Naomi Kawase, 'Rien ne s’efface' (Prix découverte de la Scam) ; l’artiste plasticien Laurent Pariente, 'Et là-bas souffle le vent' ; le chanteur interprète Abdel Khellil, 'Que l’Amour' (Prix du jury au BAFF et au FIFA). Elle s'intéresse à la question du langage, du silence et de la marginalité. En parallèle à la réalisation de documentaires, elle écrit aussi de la fiction. De même, elle collabore à la revue de cinéma Positif. Ses films ont été sélectionnés et primés dans de nombreux festivals internationaux et français.
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