Se torno. Ernest Pignon-Ernest e la figura di Pasolini

Artistes évoqués :
Pier Paolo Pasolini

Se torno. Ernest Pignon-Ernest e la figura di Pasolini

  • 60'
  • 2016
  • VF
Réalisation : Collectif Sikozel

Scénario, production : Collettivo Sikozel (Luca Avanzini, Matteo Berardone, Federico Cavalleri, Camilla Colzani, Simone Rigamonti, Amandine Robinet) | Mixage : Mattia Cerminara | Étalonnage : Claudio Dozio | Musique originale : Francesca Badalini

  • 60'
  • 2016
  • VF

Résumé

Pour célébrer la mort de Pasolini, Ernest Pignon-Ernest réalise une figure de l'artiste qu'il part coller sur les murs de plusieurs villes italiennes, réveillant la mémoire collective et interrogeant la place de l'artiste.

Avis

Ernest Pignon-Ernest est l’un des pionniers de l’art urbain international. Dessinateur hors pair, ses images collées sur les murs des villes en révèlent l’histoire et les problématiques contemporaines. En 2015, à l’occasion du quarantième anniversaire de l’assassinat de Pier Paolo Pasolini, le plasticien entreprend un voyage sur les lieux de la vie, de l’œuvre et de la mort du poète. Qu’avons-nous fait de sa mort ? À Rome, à Matera et à Naples, Ernest Pignon-Ernest interpelle les passantes et les passants en collant sur les murs une image dessinée à la pierre noire, une pietà laïque dans laquelle Pasolini, au regard sévère, porte dans les bras son propre corps sans vie. 'Si je reviens' suit le parcours existentiel de cette image, de sa genèse à son insertion dans la réalité quotidienne des villes italiennes. En cela, le film interroge la permanence de la pensée de Pasolini dans l’imaginaire collectif et témoigne du déchirement qu’il suscite encore aujourd’hui, quarante ans après cette nuit du 2 novembre 1975 où il fut assassiné sur une plage, à Ostie. Entre fascination et déni, l’image de Pasolini entre en résonance avec les personnes rencontrées comme un avertissement, un rappel à la lucidité et à l’engagement dans nos sociétés.

Ernest Pignon-Ernest °1942France
Pionnier de l’art urbain en France depuis 1966, Ernest Pignon-Ernest crée des images éphémères sur les murs des grandes villes, qui font écho à des évènements passés ou présents. Artiste contestataire, engagé politiquement et socialement, ses dessins et pochoirs cherchent à perturber ou provoquer les spectateurs et spectatrices pour faire évoluer les mentalités, les ouvrir sur le monde. Il traite de thèmes comme le sida, l’avortement ou encore les expulsions de réfugiés. En 1978, Ernest Pignon-Ernest réalise un fameux portrait d'Arthur Rimbaud qu’il reproduit à des milliers d’exemplaires collés sur les murs de nombreuses villes, comme si le poète nous regardait nous, notre société en fuite.
Collectif Sikozel
Le collectif Sikozel est créé par Luca Avanzini, Matteo Berardone, Federico Cavalleri, Camilla Colzani, Simone Rigamonti et Amandine Robinet. Il naît en 2013 avec le projet de tourner un documentaire sur la mémoire de l’œuvre éphémère d’Ernest Pignon-Ernest réalisée à Naples entre 1988 et 1995. Constitué de deux vidéastes, trois historiens de l’art et un anthropologue, Sikozel a entrepris en 2015 un second travail documentaire à l’occasion du quarantième anniversaire de l’assassinat de Pasolini, de nouveau aux côtés d’Ernest Pignon-Ernest.
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