Yves Klein, la révolution bleue

Artiste : Yves Klein

Yves Klein, la révolution bleue

  • 52'
  • 2006
  • VF
Réalisation : François Levy-Kuentz

Scénario : François Lévy-Kuentz, Stephan Lévy-Kuentz | Image : Olivier Raffet | Son : Alexandre Abrard | Montage : Nadine Verdier, Nicole Serres | Musique : Ramuntcho Matta |
Narration : Georges Bigot, Corine Juresco | Participation : Philippe Caubère | Producteur : Charles Gillibert | Production : MK2TV, Centre Pompidou, France 5 | Pays : France

  • 52'
  • 2006
  • VF

Résumé

Cheminant sur les traces d'Yves Klein en inventant un récit à la première personne, François Lévy-Kuentz nous donne à vivre l'épopée audacieuse, survoltée, provocante et révolutionnaire de cet artiste français hors norme.

Avis

Égocentrique, narcissique, insupportable, irrésistible Yves Klein. 1962 : un train file vers Paris, l’artiste de trente-quatre ans se rend à Cannes pour vivre (enfin !) sa consécration. Ce soir-là, le festival de Cannes propose, en avant-première, 'Mondo Cane', un documentaire à sa gloire. En tout cas, c’est ce qu’il croit... En moins de dix ans d’activité artistique, Yves Klein a imposé l'impossible au monde de l’art. Avec une devise toute personnelle, "Pourquoi pas !", Yves Klein ose. Il ose d’abord le tableau monochrome, s’invente une couleur - le bleu Klein (IKB) - s’approprie les corps de jeunes femmes pour en faire des pinceaux, vend des zones de sensibilité picturale immatérielle pure contre de l’or, joue avec le feu... À partir d’archives filmées, d’œuvres et d’images de fiction, François Lévy-Kuentz compose une fascinante épopée. C’est que l’artiste est, à lui seul, un personnage hors du commun, un phénomène singulier. En choisissant un récit à la première personne, le cinéaste nous entraîne dans une intimité qui surprend et émeut à la fois, et éclaire, de façon magistrale, le cheminement d’une aventure artistique indissociable de l’aventure humaine. Le train qui, ce jour de 1962, le reconduit à Paris, sera le dernier train que l’artiste prendra.

Yves Klein 1928-1962France
Lors d’un voyage au Japon, Yves Klein découvre le judo et s’initie à la maîtrise de soi et du corps, de la communication silencieuse. À la recherche de spiritualité et d’absolu, il réalise ses premiers monochromes dans l’idée d’une couleur pure qui affranchisse ses toiles de toute subjectivité et propose une expérience sensorielle nouvelle. En 1956, il crée sa propre couleur : le Bleu Klein [IKB]. Ce bleu outremer est la couleur de l’imagination, un guide dans sa quête d’immatérialité et d’infini et possède une dimension sacrée, celle d’ouvrir sur le monde invisible. Il établit avec Pierre Restany le Nouveau Réalisme, mouvement rejoint par d’autres artistes comme Niki de Saint Phalle ou Christo.
François Levy-Kuentz °1960France
Après des études de cinéma à Paris 3, François Lévy-Kuentz travaille comme assistant réalisateur auprès de Marcel Bluwal, Claude Chabrol, Christian de Chalonge et Victor Vicas. Il signe son premier film sur l’art en 1989 avec 'Man Ray, 2bis rue Férou' et inaugure une passion qu’il continue de développer dans la plupart de ses réalisations. Il réalise une cinquantaine de formats courts sur des peintres, des photographes pour divers magazines de France Télévisions. Citons 'Chagall, à la Russie aux ânes et aux autres' (2003), 'Yves Klein, la révolution bleue' (2006), 'Calder sculpteur de l’air' (2009) et 'Salvador Dali, génie Tragi-comique' (2012).
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