György Ligeti

Artiste : György Ligeti
Artistes évoqués :
Karlheinz StockhausenBéla BartókAndras Szöllösy

György Ligeti

  • 64'
  • 1993
  • VF
Réalisation : Michel Follin

Scénario : Judith Kele, Michel Follin, Arnaud de Mézanat | Image : Michel Baudour, Pierre Bonneau | Son : Bruno Tarrière, François de Morant, Daniel Ollivier, Otto Olah | Montage : Andriana Kömives, Michel Folin | Musique : György Ligeti | Coproduction : La Sept, Artline Films, Les Productions du Sablier, Centre Georges Pompidou, RTBF, Magyar Televizio

  • 64'
  • 1993
  • VF

Résumé

Installé dans son bureau, le compositeur György Ligeti se raconte. Dans la pièce, un écran de télévision projette les images qui illustrent ses propos. Un film et une vie romanesques.

Avis

Faire un film sur un compositeur ou un musicien est terriblement difficile car il faut éviter à la fois le côté anecdotique de la vie racontée et l’aridité de la captation d’un concert. Michel Follin a contourné ces deux obstacles en donnant la parole à György Ligeti. Le compositeur juif hongrois est né en Transylvanie, de nationalité roumaine il a ensuite été naturalisé autrichien : un périple de vie fracturé par les séismes de la Seconde Guerre mondiale. Installé dans le bureau où il compose, Ligeti parle de son enfance, de ses influences (le folklore d’Europe centrale et la musique traditionnelle africaine), de Karlheinz Stockhausen, de Béla Bartók, d’Andras Szöllösy, mais aussi de la persécution nazie qui l’a condamné à l’exil et lui a laissé "une sombre haine". Dans la pièce, un écran de télévision où sont projetées quand il en est besoin des images (archives, photographies de famille, bandes d’actualité, paysages), permet ainsi d'ouvrir le discours-confidence sur la visualisation des faits évoqués. La structure du film est rythmée par des images de trains et de gares qui donnent à l’involontaire nomadisme du musicien, un sentiment de nostalgie. Elle inclut aussi de nombreux extraits de ses compositions les plus marquantes. Un très beau documentaire qui emprunte à la fiction une mise en scène romanesque - celle des voyages et de l’errance - soignée et convaincante.

György Ligeti 1923-2006Autriche
À vingt ans, les mesures antisémites du régime des Croix fléchées forcent le jeune György Ligeti à arrêter ses études au conservatoire de Cluj, en Transylvanie. À l’exception de sa mère, sa famille entière disparaît en déportation. Après la guerre, il s’en va travailler avec Karlheinz Stockhausen au studio de Cologne. En 1959, il s’installe à Vienne et partage son temps entre la composition, les tournées et les conférences. Son œuvre est de des plus diverses, allant de la pièce pour piano seul à l’opéra, en passant par la musique de chambre, l’orchestre et la musique électronique, sans oublier l’orgue et le clavecin, instruments pourtant rares dans la musique contemporaine. En 2003, György Ligeti reçoit le Prix Kossuth dans son pays natal, la Hongrie.
Michel Follin France
Dès les années 1980, Michel Follin développe une carrière à la télévision et participe à de nombreuses émissions culturelles. Il est l'auteur de plusieurs documentaires, particulièrement sur la musique : 'Accentus a capella, un chœur de chambre' (1998), 'Corps, accords' (2002) et 'La Passion Boléro - Maurice Ravel' (2007).
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