William Cliff

Artiste : William Cliff

William Cliff

  • 36'
  • 1997
  • VF
Réalisation : Gérard Preszow

Image : Jorge Léon | Son : Patrick Van Loo | Montage : Ludo Verbruggen | Mixage : Jean-François Gosselin | Producteur : Giovanni Cioni | Production : Qwazi qWazi Films

  • 36'
  • 1997
  • VF

Résumé

Un film qui ose consacrer plus de vingt de ses trente minutes à William Cliff lisant de longs extraits de deux de ses ouvrages et une lettre de Conrad Detrez, l'homme qu'il a aimé.

Avis

Un film peut-il faire entendre la poésie ? C’est la question de ce film qui condense l’image autour du poète pour en faire jaillir cette poésie si charnue, de souffle et de rocaille, cette langue aussi familière qu’insoupçonnée. William Cliff y lit ses propres textes. Dans un premier temps, autobiographique, il se raconte ; dans un second temps, biographique, il raconte un ami écrivain, Conrad Detrez, mort du sida. Entre-temps, la poésie aura voyagé sur d’autres bouches, par la chanson (Arno a mis en musique l’un des poèmes), par une traductrice et des traducteurs qui disent des fragments dans leur langue (arabe, yiddish, espagnol, catalan, flamand), par un enfant qui récite de mémoire, par une traductrice gestuelle qui alterne silences et bruits de corps. Par la destruction physique du livre, enfin : le passage au pilon est un autodafé autorisé par les lois du marché. Tandis que cette voix de rimes, d’allitérations et de vers nous sera devenue naturelle. Un film de cinéaste, dans lequel l’écriture et la lecture forment la matière première du film.

William Cliff °1940Belgique
"Quand a éclaté la guerre je venais d'être conçu en ventre maternel et le quatrième d'une série de neuf." Ainsi commence la vie du poète. William Cliff étudie les lettres et la philosophie à Leuven et achève un premier recueil de poésie à trente ans, 'Homo sum', que Raymond Queneau s'empresse de publier chez Gallimard. C’est la consécration pour ce poète écorché vif, désespéré et romantique au climat de sexualité exacerbée. Cliff revendique son homosexualité et plusieurs de ses poèmes sont inspirés de ses aventures charnelles, réelles ou fantasmées. Souvent, William Cliff s’échappe de sa mansarde bruxelloise pour voyager à travers le monde, laissant l’Asie et l’Amérique inspirer ses vers. Il reçoit le Goncourt de la poésie en 2015.
Gérard Preszow °1954Belgique
Licencié-agrégé en philologie romane à l’ULB, Gérard Preszow dirige la revue littéraire Revue et Corrigée. Passionné par l’art brut, il devient responsable de la galerie Art en marge. Ses premiers pas dans le cinéma, il les opère à Visions, la revue de cinéma dirigée par Philippe Reynaert où il tient la chronique des films sur l’art tout en publiant divers recueils de textes. Il collabore à quelques films de Boris Lehman puis réalise, en 1990, La 'Dernière image', un film sur la déportation des juifs de Belgique. Il a réalisé plusieurs documentaires sur l'art et des films d’ateliers.
Rent William Cliff using the form